11/04/2019 19:42
La musique indonésienne, - du dangdut avec ses danses suggestives, au rock le plus énergique en passant par les chansons d'inspiration islamique - pourrait bien être la clé pour gagner le cœur des électeurs qui s'apprêtent à voter la semaine prochaine dans la troisième plus grande démocratie au monde.
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Le chanteur Rhoma Irama et son groupe de dangdut "Soneta" en concert lors d'un meeting de campagne du candidat à la présidentielle Probowo Subianto, le 28 mars à Depok (Indonésie).
Photo: AFP/VNA/CVN

S'ils mettent en avant leurs programmes, les candidats savent aussi que ce sont les stars locales qui vont les aider à attirer les foules aux meetings électoraux dans ce pays où la musique est partout. Muhammad Ariel, un jeune homme venu à un concert du groupe de rock Radja en soutien au président sortant Joko Widodo, aussi surnommé Jokowi, confirme.

"Où sont les fans de Jokowi?" crie le groupe engagé dans la campagne du président fan de heavy metal, en course pour un second mandat. Un show taillé sur mesure pour les jeunes comme Muhammad, qui représentent près d'un tiers de l'électorat. "Je suis fan de Radja parce que leurs chansons sont géniales et aussi parce qu'on va voter pour le même candidat", explique-t-il avant un meeting électoral près de la capitale Jakarta.

Plus de 190 millions d'électeurs sont appelés à voter pour choisir leur président mais aussi pour des milliers de candidats au parlement et aux assemblées régionales le 17 avril. Dans ce pays de 260 millions d'habitants qui compte la plus importante population musulmane au monde, la musique est omniprésente, dans les programmes télévisés, les événements sportifs, en prélude et en conclusion des débats politiques et même récemment pour accompagner une présentation de la Banque centrale sur l'économie.

En période d'élection, la musique est incontournable. "La musique permet d'attirer l'attention des gens des échelons les plus bas de la société", explique Hamdi Muluk, professeur de psychologie à l'Université d'Indonésie et spécialiste du comportement des électeurs.
AFP/VNA/CVN
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