07/09/2018 20:52
Économiste en chef de la Banque mondiale au Vietnam, Sebastian Eckardt, a insisté dans une interview accordée à l’Agence Vietnamienne d’Information (VNA) sur la fait que le Vietnam avait réussi à attirer les investissements directs étrangers (IDE) et que ces investissements avaient grandement contribué à son développement économique.

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L'Économiste en chef de la Banque mondiale au Vietnam, Sebastian Eckardt.
Photo: VNA/CVN


Dès que la loi sur l'investissement étranger a été adoptée en 1987, le Vietnam a réussi à attirer des investissements directs étrangers (IDE) et ces investissements ont grandement contribué au développement économique du Vietnam, selon Sebastian Eckardt, économiste en chef de la Banque mondiale (BM) au Vietnam.

En ce qui concerne leur impact, on peut dire que les IDE ont vraiment contribué de diverses manières, dont l’industrialisation, au renforcement des capacités dans de nombreux secteurs comme l’électronique, les industries plus traditionnelles telles que textile-habillement, chaussures, ce qui a permis de stimuler fortement les exportations et de créer des emplois, d'accroître la productivité, de rehausser les salaires, créant ensuite une demande de services, de construction, voire de produits agricoles pour alimenter les usines.

Le Vietnam, un des leaders de la région 

Selon cet expert économique, le Vietnam est sans aucun doute l’un des leaders de la région dans l’attrait des IDE, ce que montre le pourcentage de contribution de ce type de capital à son PIB. Pour l’heure, 12.000 entreprises d’IDE de différentes activités économiques assez diversifiées opèrent au Vietnam pour prendre part à la production et présenter de nouveaux produits au le marché vietnamien.

Pourtant, il faut constater que pour l’heure, beaucoup de ces investissements sont injectés  dans les secteurs utilisant une main-d'œuvre avec des compétences relativement faibles. Donc le Vietnam est peu compétitif dans la chaîne de valeur mondiale. Ainsi, selon l’économiste, le Vietnam doit changer d'orientation en évoluant vers une composante de valeur plus élevée, comme la R & D (recherche et développement), le marketing et le développement des marques. Cela ajoutera beaucoup plus de valeur et générera des bénéfices plus importants.

 

Une usine de Samsung dans la zone industrielle de Yên Phong, province de Bac Ninh (Nord). Photo: Danh Lam/VNA/CVN


Le  Vietnam a comme avantage de disposer d'une main-d'œuvre relativement jeune, plus de la moitié de la population ayant moins de 35 ans. Le Vietnam doit instaurer un bon système de formation professionnelle pour élever sa compétitivité et aider la main-d'œuvre à réaliser des travaux de valeur plus élevée. C’est vraiment la priorité du Vietnam dans les temps à venir.

Selon cet économiste, la 4e révolution industrielle aura  un impact profond dans certaines des industries où le Vietnam a traditionnellement connu beaucoup de succès.

Aussi le Vietnam doit-il investir davantage dans les ressources humaines pour développer les compétences nécessaires pour qu'elles puissent trouver des emplois et des emplois productifs qui complètent ces technologies, plutôt que de faire concurrence à la technologie. Je pense qu'il est important d'investir dans une bonne éducation, en particulier les technologies et sciences, et l'enseignement des mathématiques, car ce sont vraiment les compétences clés qui seront recherchées dans le futur, a conclu l’expert de la BM.

 

VNA/CVN

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