Le président de FLC Trinh Van Quyêt arrêté pour manipulation boursière

L’agence de police d’enquête du ministère de la Sécurité publique a décidé mardi 29 mars d’introduire une instance et de placer en détention provisoire Trinh Van Quyêt, président de la Compagnie par actions du groupe FLC pour acte de "manipulation du marché des valeurs mobilières".

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Le général de division, chef de cabinet et porte-parole du ministère de la Police, Tô An Xô, a déclaré que l’arrestation visait à enquêter sur Trinh Van Quyêt et sur des personnes concernées de FLC, de BOS Securities JSC et de sociétés concernées. Ils sont soupçonnés de "manipulation du marché des valeurs mobilières" et de "dissimulation d’informations dans les activités de valeurs mobilières" le 10 janvier 2022, causant de graves dommages aux investisseurs et affectant les opérations du marché boursier vietnamien.

Le président de FLC Trinh Van Quyêt.

L’agence de police d’enquête a également perquisitionné les résidences et les lieux de travail des personnes concernées dans 21 lieux. Selon les enquêteurs, Trinh Van Quyêt doit répondre de "manipulation du marché des valeurs mobilières" sur le fondement de l’article 211 du Code pénal.

Le 10 janvier, Trinh Van Quyêt a vendu 74,8 millions d’actions FLC sans aucun rapport ni notification préalable comme l’exige la réglementation, suscitant l’inquiétude du public et plongeant le marché boursier dans le chaos. La Commission d’Etat des valeurs mobilières (SSC) a immédiatement décidé de bloquer les comptes de titres de Trinh Van Quyêt pour l’empêcher de commettre d’autres actes illégaux. La SSC a également demandé au Service des transactions boursières de Hô Chi Minh-Ville (HoSE) d’annuler les transactions des 74,8 millions d’actions FLC. De nombreux investisseurs ont été remboursés.

Le 18 janvier, elle a rendu une autre décision en vertu de laquelle Trinh Van Quyêt s’est vu infliger une amende de 1,5 milliard de dôngs (65.600 USD), la peine la plus lourde en vertu de la réglementation, et interdire les activités de négociation d’actions pendant cinq mois. C’était la deuxième fois qu’il était condamné à une amende par la SSC pour la même infraction. En 2017, il a écopé d’une amende de 65 millions de dôngs pour avoir vendu 57 millions d’actions FLC sans préavis.

VNA/CVN