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"On est toujours dedans" : le milliardaire new-yorkais Michael Bloomberg a soumis lundi 5 mai aux Nations unies une lettre signée par plus de 1.000 organisations, entreprises et autorités locales américaines, prêtes à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
L'ancien maire de New York, 10e fortune mondiale qui a fait de la lutte contre le réchauffement l'une de ses grandes causes, avait pris la tête dès vendredi 2 mai d'une coalition de dizaines de maires, gouverneurs et organisations prêts à poursuivre leurs efforts pour réduire les émissions des États-Unis, deuxième plus gros émetteur mondial de carbone derrière la Chine.
M. Bloomberg avait aussi annoncé que sa fondation, Bloomberg Philanthropies, fournirait au bureau de l'ONU chargé du climat les 15 millions de dollars qui équivalent à la contribution que devaient apporter les États-Unis.
Maintenant que la barre symbolique du millier de signatures a été franchie, la lettre ouverte a été remise au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et à sa secrétaire exécutive pour le climat Patricia Espinosa. Les signataires y dénoncent le retrait des États-Unis.
"Aux États-Unis, ce sont les autorités locales et des États qui, avec les entreprises, sont essentiellement responsables de la baisse importante des émissions de gaz à effet de serre ces dernières années. Les actions de tous ces acteurs vont se multiplier et s'accélérer dans les années à venir, quelles que soient les politiques de Washington", indiquent-ils dans cette lettre.
AFP/VNA/CVN