19/10/2019 09:30
Ces derniers jours, la vie de quelque 250.000 Hanoïens est perturbée en raison d’une pollution de l’eau du robinet, empêchant sa consommation. Une enquête est en cours.
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Contrôle de la qualité à la Compagnie d’approvisionnement en eau propre Sông Dà.
Photo : Thanh Hai/ VNA/CVN

Ces derniers jours, l’eau du robinet à l’ouest de la capitale est nauséabonde, empêchant  plusieurs centaines de milliers de personnes de la consommer. Hoàng Van Thuc, directeur adjoint du Département général de l’environnement, dépendant du ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement, a confirmé cette information lors d’un point presse tenu le 14 octobre à Hanoï.

En effet, quelque 250.000 habitants des arrondissements de Hoàng Mai, Hà Đông et Thanh Xuân utilisent cette eau fournie par la Compagnie d’approvisionnement en eau propre Sông Dà, située dans la province septentrionale de Hòa Binh.

À la suite de cette nouvelle, ledit ministère a demandé au Service des ressources naturelles et de l’environnement de la province de Hoà Binh d’en rechercher les causes. Selon les premiers résultats de l’enquête, un camion aurait rejeté des huiles usagées dans un ruisseau en amont de la rivière Dà, situé dans la commune de Phuc Tiên, province de Hoà Binh.

Ce ruisseau se jetant dans la rivière, il aurait pollué celle-ci. Malgré le traitement mené par la compagnie Sông Dà, l’eau est encore malodorante à la sortie du robinet. Pire encore, sa teneur en styrène dépasse de 1,3 à 3,65 fois les normes permises.  

Le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc a demandé à toutes les parties concernées de se coordonner et de faire en sorte de  résoudre au plus tôt cette pollution.

Pour sa part, la compagnie Sông Dà doit se concentrer dans le nettoyage de tout son système d’approvisionnement. Elle doit traiter le problème en profondeur afin de restaurer la qualité de l’eau. D’autre part, elle doit nettoyer efficacement les secteurs où le sol a été pollué. Les organismes compétents ont demandé de mettre en œuvre dès à présent des mesures de ramassage des portions de terrain contaminées. Les déchets seront pris en charge par des établissements spécialisés dans le transport et le traitement des produits dangereux, comme le prévoient les règlements en vigueur.

Les Comités populaires de Hanoï et de Hoà Binh doivent trouver des solutions pour satisfaire les besoins en eau des populations sinistrées. Quant à la police, elle doit poursuivre son enquête afin de préciser les causes de la pollution,  trouver les coupables et les punir dévèrement. Cette affaire fera bien évidemment l’objet d’une poursuite en justice.

Par ailleurs, le chef du gouvernement a demandé aux ministères de la Construction, des Ressources naturelles et de l’Environnement, ainsi qu’aux localités concernées, de contrôler toutes les activités des usines de traitement de l’eau de l’ensemble du pays.

La sécurité de l’eau, la priorité de tous

Approvisionnement gratuit en eau pour les Hanoïens touchés par une pollution de l’eau du robinet.
Photo : Thành Dat/VNA/CVN

Le Vietnam exploite chaque année 80,6 milliards de mètres cubes d’eau dont 80% réservés à l’agriculture. Selon l’Association internationale des ressources en eau, le pays fait partie de ceux souffrant d’une pénurie en eau douce. Il compte 7.500 réservoirs, soit une capacité de 20 milliards de mètres cubes, alors que ses besoins en 2020 ont été estimés à 125 milliards.

L’approvisionnement en eau à partir des réservoirs  représente une faible part, l’essentiel provenant  des précipitations et des cours d’eau. C’est pourquoi, la sécurité hydrique s’affirme comme  un enjeu majeur dans les années à venir.

En effet, l’eau est une ressource renouvelable mais limitée. Elle est recyclable mais ne peut être remplacée. Pour assurer la sécurité de l’eau, nous devons protéger les systèmes hydriques vulnérables, atténuer les effets des inondations et des sécheresses, sécuriser l’accès à l’eau et veiller à une gestion intégrée et équitable des ressources.

Il faut renforcer également les capacités de gestion des catastrophes liées à l’eau, promouvoir une gestion des ressources en eau transfrontalières fondée sur la paix. En outre, il est important de réviser et réévaluer le processus de production des usines d’approvisionnement. Ces dernières doivent renforcer leurs mesures de protection des ressources en eau, notamment les  contrôles de la qualité, du respect des périmètres de protection des eaux. Elles devront aussi installer des équipements afin de régler promptement les incidents susceptibles de porter atteinte à la qualité de l’eau...  

Les organismes compétents doivent mettre l’accent sur la stratégie de protection de ces ressources. Il est nécessaire de souligner l’intérêt de sensibiliser les consommateurs afin de réduire la surconsommation et donc le gaspillage.

Synthèse /CVN
 
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