01/01/2018 08:56
La musique pentatonique est intimement liée à la vie culturelle et spirituelle des Khmers, disséminés essentiellement dans le Sud. D’après les musicologues, un ensemble pentatonique est composé de sept à neuf instruments classés en cinq catégories : bois, cuivre, fer, cuir et vent desquelles la musique produite tire son nom.
>>Ouverture de la fête Ok Om Bok des Khmers
>>Fête Sene Dolta : meilleurs vœux aux Khmers

Le tambour Shampho est constitué d’un fût très légèrement conique sur lequel sont tendues deux peaux de bœuf. La grande face donne des sons graves et la petite des sons aigus. Le percussionniste frappe sur les deux faces pour produire les sons souhaités. Le deuxième et principal instrument est le Rônek, constitué de 26 lames en bois ou en bambou de forme rectangulaire assemblées en clavier. Le musicien frappe sur ces lames à l’aide de deux baguettes en bois. Le troisième instrument est le Chling, qui ressemble un peu au gong des ethnies du Tây Nguyên.

Cette musique emblématique de la culture khmère a tous les atouts pour séduire le public.

Le quatrième instrument est le Sro Lay, un instrument à vent composé de différents tubes en bois précieux. Le musicien le met en position verticale et souffle dans une embouchure. Le cinquième et dernier instrument est en fait un ensemble de petits gongs en cuivre assemblés sur un support en rotin, en forme de demi-lune, rappelant évidemment le gamelan indonésien. Le musicien se met au milieu de ce cercle, frappant sur les gongs à l’aide de deux baguettes dont l’extrémité est garnie de cuir. L’ensemble pentatonique des Khmers peut interpréter les airs traditionnels mais aussi modernes. Les spectacles de musique pentatonique sont indispensables lors des fêtes des Khmers telles que Fête bouddhique, Chol Chnam Thmay (Nouvel An), Sene Dolta (en mémoire des ancêtres), Ok Om Bok (culte de la Lune et prière pour une bonne récolte), etc.

Face au risque de disparition, plusieurs provinces dans le Sud se mobilisent.

À noter qu’auparavant, toutes les pagodes des Khmers avaient leur propre troupe de musique pentatonique. Aujourd’hui, dans la région de Bay Nui, province d’An Giang (delta du Mékong), seules trois des 65 pagodes qui y sont érigées comptent encore un orchestre. En vue de préserver cette musique, le secteur culturel cherche à soutenir les pagodes dans la restauration de cette musique en les équipant des instruments. Les pagodes sont appelées à organiser des clubs ouverts à tous et gratuits.

Orchestre de musique pentatonique constitué de la jeune garde.

Un concert donné à Hanoï.

Texte et photos : Thu Trang - Nguyên Nhâm/DTMN/CVN



 
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Découvrir les secrets de fabrication des gâteaux de lune

Des évolutions sur la carte des voyages en Asie Beaucoup de touristes sud-coréens et chinois abandonnent de plus en plus leurs destinations préférées d'auparavant telles que le Japon et Hong Kong (Chine) pour se tourner vers les pays d'Asie du Sud-Est.