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| La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le CAC 40 a perdu 0,47%, à 8.339,81 points. La veille, l'indice vedette parisien était resté stable (-0,05%).
"La vague de ventes sur les valeurs des semi-conducteurs à l'échelle mondiale ne montre aucun signe d'essoufflement", résume Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
Les promesses de croissance et de révolution industrielle liées à la diffusion de l'intelligence artificielle (IA) dans l'économie mondiale sont les principaux moteurs des marchés d'actions depuis le début de l'année.
Mais les investisseurs doutent désormais de la rentabilité future des investissements destinés à développer cette technologie, ainsi que des valorisations boursières gigantesques des entreprises de semi-conducteurs, qui en sont les principales bénéficiaires.
Résultat : depuis plusieurs jours, ces entreprises ont subi de nets reculs en Bourse, plombant l'humeur des marchés d'actions. À Paris, Soitec a lâché vendredi 17 juillet 3,15% et 10,88% sur la semaine. STMicroelectronics a cédé 3,91%, à 53,80 euros, et a perdu 13,23% depuis lundi 13 juillet.
Les fournisseurs d'infrastructures électriques Legrand (-1,67%, à 135,40 euros) et Schneider Electric (-0,72%, à 262,45 euros) ont aussi été emportés par ces doutes, car la part de leurs activités liées aux centres de données pour l'IA ne cesse de croître.
Le Moyen-Orient pèse aussi
"La baisse des valeurs technologiques n'est pas la seule raison expliquant la morosité actuelle des marchés", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, pointant la situation au Moyen-Orient qui se détériore "d'heure en heure".
"Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est tombé à des niveaux comparables à ceux observés en période de guerre", résume-t-elle, ajoutant qu'"aucune solution rapide ne semble se dessiner".
Vers 15h50 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, prenait 2,65%, à 86,46 dollars le baril, et le WTI, son équivalent américain, gagnait 2,84%, à 81,19 dollars le baril.
Côté obligataire, le taux d'intérêt français est resté stable à un niveau élevé, à 3,93%, comme la veille.
AFP/VNA/CVN



