15/02/2020 11:30
Le Français Olivier Apicella a quitté une carrière prometteuse pour poursuivre sa passion : la photographie. Certaines de ses œuvres ont même eu l’honneur d’être publiées dans des magazines aussi prestigieux que le National Geographic.
"Sea Explorers II" a été en couverture du magazine "JestarPacific" de mai/juin 2019. 
Photo : Olivier Apicella/CVN
Avant de commencer sa "liaison amoureuse" avec la photographie, Olivier Apicella occupait un poste au sein d’un groupe de transport de conteneurs mondialement connu.

En 2013, il a obtenu un travail au Bénin (Afrique), où il a été confronté à un tout nouveau monde en termes de nature sauvage et de culture. Il s’est mis à la photographie et, au fil des jours, une passion est née.

Après le Bénin, un nouveau job à l’étranger, à Hô Chi Minh-Ville cette fois, a permis à Olivier de creuser encore plus cette passion pour la photo. Plus il passait du temps avec son appareil photo, plus l’amour pour la photographie grandissait.

Un jour, Olivier s’est rendu compte que la photographie n’était plus seulement un passe-temps... Début 2018, il a pris une décision audacieuse : quitter son job pour se consacrer pleinement à son hobby, et même tenter d’en vivre.

Dans un village de production de "nuoc mam" à Phan Thiêt, province de Binh Thuân (Centre).
Photo : Olivier Apicella/CVN

Tout s’est déroulé au Vietnam, le pays décrit par Olivier comme "celui où je trouve tout ce dont j’ai besoin. Un bon équilibre entre modernité et tradition. Un pays avec une grande diversité culturelle et des gens sympathiques".

"Je vis au Vietnam depuis près de trois ans. Les deux premières années, je travaillais pour une société française, puis j’ai démissionné pour me consacrer à temps plein à la photographie il y a un an environ", a-t-il partagé. Et d’ajouter qu’il photographie principalement des gens modestes au travail.

Quelque 20.000 km parcourus à moto

"Organized Anarchy", qui immortalise des sampans au petit matin à Ninh Binh (Nord).
Photo : O. A/CVN
Olivier a parcouru le Vietnam, notamment Sa Pa dans la province de Lào Cai, le complexe paysager de Tràng An à Ninh Binh au Nord, les collines de théiers dans la province de Nghê An, l’ancienne citadelle de Huê, la vieille ville de Hôi An au Centre, etc.

"J’ai voyagé à travers tout le Vietnam. L’année dernière, j’ai parcouru plus de 20.000 km à moto. J’aime beaucoup le delta du Mékong, mais aussi le Centre ou encore le Nord et les petits villages de métiers autour de Hanoï", a-t-il confié.

Ses compagnons à chaque voyage sont simplement un appareil photo, un drone et un sac à dos. D’après lui, l’une des premières photos qu’il a prises au Vietnam était dans un village de pêcheurs de la ville côtière de Quy Nhon, province de Binh Dinh (Centre). Il y était en voyage de travail et il a ensuite passé son week-end à découvrir les lieux avec son appareil photo.

"Conductor" qui montre un horticulteur arrosant ses fleurs à Sa Déc, province de Dông Thap, dans le delta du Mékong.
Photo : O. A/CVN

L’œuvre Sea Explorers (Explorateurs de la mer) illustrant le travail quotidien de pêcheurs du Centre a eu l’honneur d’être la  "Photo du jour" du magazine National Geographic en avril 2019. Cette image a été publiée dans divers journaux.

"J’ai  publié également dans les magazines +National Geographic Travel+ en septembre 2019 et +GEO France+ en juin 2019. Mais aussi magazine +JetstarPacific+ en mai/juin 2019 au Vietnam. Plus d’autres publications dans des journaux divers", a-t-il cité.

Olivier Apicella a parcouru le Vietnam pour créer de belles photos.
Photo : O. A/CVN
Le cliché Sea Explorers II, qui montre des pêcheurs relevant leurs filets autour de Nha Trang, a été publié en couverture du magazine JetstarPacific de mai/juin 2019. Organized Anarchy, qui immortalise des sampans au petit matin à Ninh Binh (Nord), a été sélectionnée par le National Geographic Travel en septembre 2019.

Aux yeux d’Olivier, le Vietnam est plein de vivacité, de dynamisme et de vitalité. Il est incarné dans les yeux naïfs d’une petite fille d’un village de pêcheurs, les rides sur le visage d’une vieille femme ou la couleur radieuse des fleurs sur le vélo d’une vendeuse ambulante.

Pour Olivier, faire une bonne photo ne dépend pas seulement de l’aspect technique mais de quelque chose qu’il appelle la "profondeur", qui est l’histoire que raconte la photo. Cette conception a été appliquée dans presque tous les clichés qu’il a pris, dont Conductor (Conducteur) qui montre un horticulteur arrosant ses fleurs à Sa Déc, province de Dông Thap, dans le delta du Mékong. "La photo vise à refléter son âme, quelqu’un qui travaille de tout son cœur. Il prenait soin de ses fleurs avec beaucoup d’amour et d’attention, comme s’il prenait soin de sa famille", a-t-il expliqué.

Avant que la photo ne soit prise, les deux hommes avaient passé des heures ensemble pour mieux se connaître, partager des aspects de leur vie, leurs rêves... "J’ai commencé avec mon drone alors qu’il commençait à arroser ses fleurs. J’ai pris mes photos sous les yeux d’enfants excités", a-t-il confié. Conductor a été publiée dans le National Geographic en août 2019.

"Mes projets sont une exposition, de nouvelles publications et, bien sûr, de continuer de parcourir et de photographier le Vietnam. J’envisage également d’élargir mes destinations photographiques vers d’autres pays, cela reste à définir", a conclu le photographe français.

Hoàng Phuong/CVN

 
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