10/05/2017 09:02
L'administration Trump a décidé d'armer les milices kurdes YPG en Syrie pour accélérer le combat contre le groupe État islamique (EI), au risque de provoquer la colère de la Turquie qui les considère comme des ennemies.
>>Syrie/Irak : 24 morts dans des frappes turques contre les forces kurdes

Zones de contrôle des territoires des différents belligérants au 26 avril.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le président américain Donald Trump a autorisé le Pentagone à "équiper" les milices kurdes "autant que nécessaire pour remporter une nette victoire sur le groupe État islamique" à Raqa, la capitale de facto des jihadistes, a déclaré le porte-parole du Pentagone, Jeff Davis.

Selon un haut responsable de la défense américain qui a souhaité rester anonyme, les États-Unis pourront ainsi fournir aux Kurdes syriens "armes légères, munitions, mitrailleuses, véhicules blindés, ou équipement du génie" comme des bulldozers.

À moins d'une semaine d'une visite du président turc, Recep Tayyip Erdogan, à Washington le 16 mai, la décision constitue un tournant majeur pour l'administration américaine.

Celle-ci s'était jusqu'à présent toujours refusée à aller contre l'avis de la Turquie, pays membre de l'Otan et allié stratégique des États-Unis, qui considère les milices kurdes (Unités de protection du peuple kurde, YPG) comme la branche syrienne des séparatistes kurdes de Turquie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Mais l'administration Trump a finalement décidé de valider le diagnostic posé depuis des mois par le Pentagone.

Un membre des forces démocratiques syriennes enlève un drapeau du groupe d'État islamique dans la ville de Tabqa, à environ 55 km à l'ouest de Raqa, le 30 avril.
Photo : AFP/VNA/CVN

Pour les militaires américains, les milices kurdes et leurs alliés arabes sont les seules forces en Syrie capable de mener rapidement l'assaut contre Raqa et de porter un coup décisif au groupe EI en Syrie.

La coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS), dont les YPG sont le fer de lance, est "la seule force capable de prendre Raqa dans un avenir proche", a souligné mardi 9 mai Jeff Davis.

Selon le porte-parole, les États-Unis sont "déterminés" à ce que ces futures livraisons d'armes n'ajoutent pas "de risques sécuritaires" pour la Turquie.

Ces armements seront "calibrés" pour répondre à un seul objectif, la prise de Raqa, a précisé le responsable de la Défense. Et "il y aura des mesures supplémentaires pour garder la trace de ces armes et vérifier leur utilisation".

Les États-Unis par ailleurs n'envisagent pas une présence à long terme des milices kurdes à Raqa, ville arabe, après sa libération, a indiqué la porte-parole du Pentagone Dana White.

"Nous soutenons totalement la remise de Raqa à une gouvernance arabe locale", a-t-elle déclaré.

La Turquie a déjà frappé les milices YPG en Syrie. En avril, des frappes contre un QG des milices dans le Nord-Est de la Syrie ont fait 28 morts. Des accrochages entre miliciens kurdes et l'armée turque ont également eu lieu le long de la frontière.
 
AFP/VNA/CVN



 
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