10/11/2016 18:12
Faisant fi des craintes initiales suscitées par l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, les marchés financiers ont repris le dessus le 9 novembre, dans la foulée de Wall Street dont l'indice vedette s'est offert le luxe de flirter avec des records.

>>Wall Street signe une nette hausse après l'élection de Trump
 

La Bourse de Francfort le 9 novembre. Photo : AFP/VNA/CVN


Pour la finance mondiale, l'Histoire a bégayé le 9 novembre. Comme en juin où les investisseurs s'étaient couchés confiants avant le référendum britannique et s'étaient réveillés avec un Brexit, ils ont rêvé durant la nuit d'Hillary Clinton présidente pour découvrir mercredi matin que ce sera Donald Trump.

Mais si les places financières ont connu une phase d'ajustement, avec des nettes baisses notamment à l'ouverture des Bourses européennes, non seulement elles n'ont pas cédé à la panique mais elles ont réussi à remonter la pente au fil de la journée, changeant même de cap grâce à aux marchés américains.

L'indice Dow Jones a fini sur une nette hausse de 1,40%, à 18.589,69 points, proche de son plus haut niveau à la clôture.

Le dollar est lui aussi parvenu à inverser la tendance, remontant face à l'euro. Vers 21h15 GMT, l'euro s'échangeait à 1,0915 dollar, contre 1,1020 dollar mardi 8 novembre vers 22h00 GMT.

"Pendant la nuit, les marchés ont plus fortement accusé le coup mais une fois la stupeur passée, le fait qu'Hillary Clinton ne conteste pas la victoire et que le premier discours de Donald Trump soit perçu comme davantage fédérateur que diviseur a aidé les investisseurs à ne pas basculer dans la panique comme après le vote en faveur du Brexit", explique à l'AFP Alain Zeitouni, directeur des gestions pour Russell Investments France, basé à Londres.

Le peso dans les limbes

La Bourse de Paris a basculé dans le vert juste au moment où Wall Street ouvrait, terminant même sur une progression confortable de 1,49%. Le jour de l'annonce du vote en faveur du Brexit, la cote parisienne avait perdu plus de 8% à la clôture.

Francfort a de son côté finalement gagné 1,56% contre un recul 2,87% à l'ouverture, tandis que Londres a pris 1,00%.

Le mouvement de repli vers le refuge traditionnel des marchés obligataires, observé à l'ouverture du marché européen s'est également tassé, les taux se retendant même en fin de séance en Europe.


À Londres, cœur de la finance européenne, l'ambiance n'en était pas moins sombre. "Maintenant que Trump est élu, je ne sais pas quel sera le prochain désastre", lâchait John, un travailleur de la City interrogé par l'AFP, sous couvert d'anonymat.

Les marchés asiatiques ont davantage souffert.
À Tokyo, l'indice vedette Nikkei, pourtant confiant en début de matinée, a chuté de 5,36%. Sydney a fini en recul de près de 2% et Hong Kong de 2,20%.

La monnaie mexicaine, baromètre de l'opinion des marchés ces dernières semaines sur l'issue du scrutin américain, a aussi payé le prix fort, plongeant de plus de 8% peu après l'ouverture des opérations bancaires au Mexique. Vers 21h15 GMT, la devise mexicaine s'échangeait à 0,05022 dollar pour un peso, contre 0,05456 dollar la veille.

 

AFP/VNA/CVN

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