27/10/2016 18:11
L'opposition vénézuélienne a réussi à mobiliser mercredi 26 octobre des centaines de milliers de personnes contre le président Nicolas Maduro et a appelé à une grève générale vendredi 28 octobre pour faire monter la pression afin d'exiger le départ de Nicolas Maduro.
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Lilian Tintori, femme d'un leader de l'opposition emprisonné, Leopoldo Lopez, lors d'un rassemblement anti-Maduro, le 26 octobre à Caracas.
Photo : AFP/VNA/CVN

Dans ce pays pétrolier en plein naufrage économique sous l'effet de la chute des cours du brut, la tension est à son comble alors que les deux camps s'accusent mutuellement de "coup d'État".

Au cours des rassemblements de mercredi 26 octobre, plus de 20 personnes ont été blessées, dont quatre par balles, a déclaré Alfredo Romero, le directeur de Foro Penal, une ONG de défense des droits de l'homme qui a comptabilisé 80 arrestations à travers le pays.

"Nous appelons à une grève générale vendredi prochain, tout le monde reste chez soi", a déclaré Jesus Torrealba, secrétaire général de la coalition de la Table pour l'unité démocratique (MUD, centre), devant une foule immense à Caracas.

Acculant un peu plus le chef de l'État, les antichavistes, du nom du défunt président Hugo Chavez (1999-2013), ont convoqué une "marche pacifique" le 3 novembre vers le palais présidentiel de Miraflores.

L'objectif de cette nouvelle manifestation sera de signifier à M. Maduro le résultat du vote du Parlement, prévu juste avant, sur la procédure pour manquements au devoir de sa charge - lorsque le chef de l'État ne remplit plus ses fonctions. La MUD étant majoritaire au Parlement, le résultat de ce vote fait peu de doute.

Baptisée "La prise du Venezuela", cette mobilisation a réuni des centaines de milliers de personnes, obligeant de nombreux commerces et sept stations de métro à fermer.

La manifestation a été organisée par l'opposition en réponse à la suspension par le Conseil national électoral (CNE) d'un processus de référendum révocatoire en vue du départ du président, qui aurait justement dû entrer mercredi 26 octobre dans sa dernière ligne droite avec un ultime recueil de signatures.

Selon le CNE, deux de ses bureaux régionaux ont été "assiégés" depuis lundi 24 octobre et ont été endommagés.

AFP/VNA/CVN


 

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