09/04/2017 16:23
Le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc a demandé au secteur bancaire de réserver 100.000 milliards de dôngs aux prêts destinés à l’agriculture high-tech et à l’agriculture biologique. Un sacré coup de pouce censé attirer plus d’investisseurs dans ce secteur.
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L’agriculture high-tech bénéficiera de conditions favorables pour se développer. Photo : Phuong Hoa/VNA/CVN

D’ici 2020, le pays devrait disposer de dix zones agricoles high-tech mobilisant quelque 200 entreprises. Ces zones contribueront à construire une agriculture propre, intelligente qui produit en fonction des besoins du marché.

D’après Trân Kim Liên, directrice générale de la Sarl centrale des variétés végétales (Vinaseeds), la demande du Premier ministre Nguyên Xuân Phuc sur les prêts réservés à l’agriculture high-tech a attiré l’attention des entreprises, coopératives et individus chargés de la production agricole.

Cela étant dit, l’agriculture vietnamienne n’a pas attendu cette décision pour franchir le pas, puisque ces dernières années, ses acteurs ont commencé à appliquer les progrès technoscientifiques mis au point dans d’autres pays comme le Japon ou Israël. Applications qui restent marginales, dans la mesure où seules 20 entreprises investissent aujourd’hui dans ce secteur. En cause ? L’investissement, qui fait cruellement défaut. En effet, l’agriculture high-tech exige des fonds importants sur une longue durée, alors que les banques ne se bousculent pas pour accorder des prêts...

À ce propos, Dô Giang Nam, du Service de crédit des secteurs économiques (Banque d’État du Vietnam), déplore le faible nombre de modèles agricoles high-tech efficaces, imputable en partie à l’absence d’un ensemble de services dédiés au développement de ce secteur d’activité.

Des solutions pour décaisser les fonds

Suite à la direction du Premier ministre, une série de banques participent à ce programme de crédits d’un montant global de 100.000 milliards de dôngs. D’après Dô Duc Duc, directeur adjoint de la succursale de Hà Tây de la Banque de l’agriculture et du développement rural (Agribank), les établissement bancaires ont le devoir d’investir dans les projets agricoles high-tech. Il en va de l’intérêt du pays. Concrètement, depuis fin 2016, Agribank applique un programme de prêts à taux préférentiels (de l’ordre de 0,5 à 1,5 point de moins qu’un prêt classique) d’un montant total de 50.000 milliards de dôngs dédiés à ce type de projets. Dans les faits, Agribank a accordé à titre expérimental des prêts aux modèles de production agricole à grande échelle comme la floriculture high-tech dans la province de Lâm Dông (hauts plateaux du Centre), les exploitations géantes - résultat d’une vaste opération de remembrement - à Cân Tho (delta du Mékong), ou encore l’élevage porcin dans les provinces de Hà Nam (Nord) et  Dông Nai (Sud).

De prêts à taux préférentiels seront réservés aux investisseurs dans l’agriculture high-tech. Photo : Manh Linh/VNA/CVN

De son côté, le Dr Nguyên Duc Huong, vice-président per-manent de la LienVietPostBank, fait savoir que suite à la demande du chef du gouvernement sur les crédits réservés à l’agriculture high-tech, la LienVietPostBank a décidé de réserver 10.000 milliards de dôngs pour des prêts à un taux d’intérêt inférieur de 0,5 à 1 point par an par rapport à celui du marché pendant une durée maximale de 10 ans. «Notre établissement a préparé un plan de développement de la culture de la noix de macadamia, du café, ainsi que des légumes bio dans les provinces du Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre), affirme le Dr Nguyên Duc Huong. Et d’ici cinq ans, la banque décaissera 10.000 milliards de dôngs au minimum pour l’agriculture high-tech».

Par ailleurs, toujours dans l’optique d’augmenter le montant des crédits accordés à ce secteur et de lui donner plus de visibilité, Nguyên Dô Anh Tuân, directeur de l’Institut des politiques et des stratégies sur le développement agricole et rural, estime qu’il faut renforcer les foires de transaction des marchandises pour connecter et élargir les marchés d’écoulement de ces produits agricoles. «Toutes les données de ces foires servent de base pour juger et décider les plans de production et de commerce. Elles aident aussi les entreprises, coopératives et individus à réduire les frais de transaction et ainsi les banques à mieux gérer les prêts», argumente-t-il.

Pour l’économiste Vu Dinh Anh, le développement des crédits réservés aux projets agricoles high-tech dépend aussi de plusieurs facteurs (faisabilité, solidité financière, hypothèque...), les banques ne pouvant accorder de prêts sans garantie. Récemment, le gouvernement a également invité les ministères, branches et localités à ne pas laisser les institutions et politiques entraver les activités de production, à renforcer le contrôle et la surveillance de l’efficacité des activités des groupes économiques, et à scruter le transport transfrontalier du bétail et de la volaille vivants.

La Banque d’État du Vietnam devra pour sa part donner instruction aux banques commerciales - principalement les établissements étatiques - de consacrer au moins 100.000 milliards de dôngs  aux crédits destinés à l’agriculture high-tech et biologique à un taux d’intérêt approprié, c’est-à-dire inférieur à celui du marché. Le but est d’encourager le développement de ce secteur d’activité, lequel contribuera à améliorer le rendement, la qualité et l’efficacité de l’agriculture vietnamienne et d’accélérer le rythme de sa restructuration. 
 
Huong Linh/CVN
 
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