05/11/2016 06:38
En cinq ans, le projet «Santé et nutrition à l’école» a récolté des succès encourageants. Une meilleure nutrition est un puissant levier pour générer d’importants changements dans la vie et l’avenir des enfants.
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Un repas équilibré est essentiel pour les élèves. Photo : Công Luât/VNA/CVN

Placé sous les auspices de l’organisation internationale Save the Children, l’initiative «Santé et nutrition à l’école» a été mis sur les rails en 2011 dans 60 écoles maternelles, primaires et collèges, à Hanoï, Hai Phong et Hô Chi Minh-Ville. Un projet de longue haleine financé par la Wrigley Compagny Foundation (WCF), dont l’objectif est d’améliorer les services concernant la santé, la nutrition et l’hygiène à l’école. 

Rapport santé/études 

«Prodiguer des soins sanitaires et une meilleure  nutrition à l’école constituent des facteurs très importants capables d’améliorer non seulement la santé des élèves mais aussi leurs résultats scolaires», affirme Envin Nacuray, directeur adjoint de Save the Children-Vietnam.

Et d’argumenter : «un élève malade ou de santé fragile ne peut pas bien étudier. L’expérience a montré que des élèves souffrant de déficiences accuseront des retards physiques et intellectuels difficiles à rattraper à l’âge adulte». Ainsi, il faut profiter de leur présence  dans un environnement scolaire pour leur faire bénéficier de ce qu’ils n’ont pas forcément chez eux : un régime alimentaire équilibré et nutritif, des soins de santé, un environnement propre et salubre. C’est pour cette raison qu’a été déployé à l’échelle mondiale, notamment dans les pays pauvres ou en voie de développement, le programme «Santé et nutrition à l’école».

«Ce dernier fait partie des priorités de Save the Children. À travers ce programme, nous démontrons pleinement notre but : défendre le droit des enfants de bénéficier d’une bonne instruction, éclaire le responsable de l’antenne vietnamienne de l’organisation. Grâce aux soins de santé et au régime alimentaire nutritif dont ils bénéficient à l’école, les enfants pourront mieux étudier, et ainsi ils seront en pleine capacité de devenir de bons citoyens, utiles à la société».

L’école a la responsabilité particulière, en liaison étroite avec les familles, de veiller à la santé des élèves qui lui sont confiés et de favoriser le développement harmonieux de leur personnalité.

Des chiffres très alarmants

Selon l’organisation, au Vietnam (comme dans d’autres pays en voie de développement), les élèves étudient dans des conditions précaires, particulièrement dans les régions reculées et montagneuses.

Quelques chiffres révélateurs : environ 70% des écoles sont équipées par la WCF, mais seulement 11% sont aux normes du ministère de l’Éducation et de la Formation. 80% d’entre elles n’ont pas d’eau courante ni de savon.  Un élève sur deux présente des carences en vitamines (A, B1, C, D) et en iode.  Et dans la quasi-totalité des écoles, les consultations médicales sont rares. D’où l’extrême utilité de Save the Children à déployer son projet, et ce depuis 2011.

Un vent de changement

Des visites médicales sont organisées à peu près deux fois par an. 
Photo :  Duong Ngoc/VNA/CVN

L’aide concerne plusieurs champs d’action : accès à une eau propre, nouveaux pupitres, installation de cuisines, de lave-mains et de WCF aux normes, amélioration des menus, introduction à l’hygiène individuelle et environnementale, consultations médicales périodiques, ou encore des mesures contre les épidémies.

En cinq ans, le projet a obtenu des résultats très encourageants, observe Envin Nacuray. Selon le rapport de Save the Children–Vietnam, plus de 56.800 élèves ont désormais accès à des consultations médicales à l’école (à raison de deux par année scolaire), en vue de déceler et traiter les affections oto-rhino-laryngologiques, ophtalmologiques, et bucco-dentaires. Plus de 540 enseignants ont par ailleurs suivi une formation spécialisée en la matière. Quelque 2.720 séances sur la santé et la nutrition scolaires ont été réalisées avec la participation de 39.300 élèves. Nombre de «clubs des jeunes» ont été créés, et qui comptent à ce jour 1.250 élèves. Leurs activités englobent des thèmes variés : hygiène corporelle, soins des yeux et des oreilles, santé bucco-dentaire, lavage des mains avec du savon, sensibilisation à une alimentation plus saine et équilibrée. 

Enthousiasmé, le directeur de l’école primaire de Cu Chi à Hô Chi Minh-Ville, Âu Xuân Truong, a fait savoir que le projet «Santé et nutrition à l’école» a pu compter sur la participation active non seulement des élèves mais aussi de leurs parents. Ces derniers ont même contribué au budget pour la construction de cuisines, de toilettes et de lavabos. «On a pu observer des changements positifs en matière de santé et de nutrition, dans la vie des élèves et de leur entourage»,  exprime avec joie le directeur. 

«Ce succès initial servira de base pour créer un meilleur modèle qui sera déployé ultérieurement dans d’autres localités rurales», selon Envin Nacuray. Il a aussi exprimé le souhait de voir la participation active non seulement du gouvernement vietnamien mais aussi de toute la société, des entreprises et de tous les individus qui se sentent impliqués par ce projet. «Le chemin est encore long, mais avec tous ces efforts conjugués, nous arriverons à bonne fin», souligne-t-il.

Nghia Dàn/CVN
 
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