10/11/2016 18:16
Il était considéré comme l'un des derniers chefs présumés de l'organisation séparatiste basque espagnole ETA: l'Espagnol Mikel Irastorza a été mis en examen le 9 novembre par un juge antiterroriste à Paris et placé en détention provisoire.

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Mikel Irastorza, l'un des principaux chefs présumés de l'ETA, lors de son arrestation le 5 novembre 2016 à Ascain, près de la frontière espagnole.
Photo : AFP/VNA/CVN

Mikel Irastorza et le couple franco-espagnol qui l'hébergeait ont tous les trois été mis en examen pour association de malfaiteurs terroristes, selon une source judiciaire. Le couple, laissé libre, a été placé sous contrôle judiciaire.

L'interpellation de Mikel Irastorza le 5 novembre à l'aube à Ascain (Pyrénées-Atlantiques), dans le sud-ouest de la France, lors d'une opération conjointe des polices française et espagnole a porté un nouveau coup dur à l'organisation ETA (Euskadi Ta Askatasuna, Pays basque et liberté en basque), déjà à l'agonie.

Pour le ministère espagnol de l'Intérieur, cet homme de 41 ans originaire de Saint-Sébastien (province de Guipuzkoa) est "le plus haut dirigeant actuel du groupe terroriste ETA qui échappait à la justice".

"C'est une figure vraiment importante de l'organisation ETA", relève une source proche du dossier en France. Il aurait succédé en 2015 à Iratxe Sorzabal et David Pla, deux dirigeants présumés arrêtés le 22 septembre 2015 à Saint-Étienne-de-Baïgorry (Pyrénées-Atlantiques), selon cette source.

Le couple avait lui aussi été interpellé, soupçonné d'héberger Irastorza dans une maison du bourg, en toute connaissance de son adhésion au mouvement séparatiste. Lui, Xabi Arin Baztarica, un cadre de 59 ans, est un ancien réfugié basque espagnol établi depuis longtemps au Pays Basque français. Sa femme, un Française âgée de 56 ans, est secrétaire.

Environ 200 manifestants avaient protesté contre l'opération policière le soir du 5 novembre à Ascain à l'appel de plusieurs mouvements nationalistes basques.

D'abord entendus au commissariat de Bayonne, les trois suspects avaient été transférés le 7 novembre à Paris pour être interrogés dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans le cadre d'une enquête ouverte le 11 novembre sous l'autorité du parquet antiterroriste à Paris.


 

AFP/VNA/CVN

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