19/10/2016 17:50
Vladimir Poutine se rend mercredi 19 octobre à Berlin pour un premier sommet depuis un an sur la crise en Ukraine avec les dirigeants allemand, français et ukrainien, une rencontre en terrain miné qui sera aussi marquée par le différend sur la Syrie.

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Les dirigeants russe, allemand, français et ukrainien réunis le 11 février 2015 à Minsk. Photo : AFP/VNA/CVN


Ce sommet avec Angela Merkel, François Hollande et Petro Porochenko ne risque pas d’aboutir, de l’avis même des participants, à une percée spectaculaire alors que la mise en œuvre des accords de paix de Minsk de 2014 est dans l’impasse depuis de longs mois.

"Ça coince à de nombreux niveaux, le cessez-le-feu, les questions politiques, les questions humanitaires", a souligné la chancelière allemande à la veille des entretiens, "on ne peut pas s’attendre à un miracle, mais au point où on en est, il faut faire tous les efforts".

"On ne veut pas se contenter d’un conflit gelé. Ce n’est pas pour cela que le président et la chancelière ont mis sur pied le +format Normandie+" réunissant les quatre pays, du nom de la région où le premier sommet de ce type s’est tenu, note-t-on de source diplomatique française.


À l’ordre du jour principalement: le respect du cessez-le-feu entre forces ukrainiennes et rebelles pro-russes, toujours très aléatoire, l’adoption d’une loi électorale et dans la foulée l’organisation d’élections dans l’est du pays sous contrôle des pro-russes.
 

Un Syrien porte le corps d'un enfant mort dans un bombardement aérien, le 23 septembre 2016, dans le secteur al-Muasalat, à Alep.
Photo : AFP/VNA/CVN


Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a ainsi estimé que "Kiev ne faisait rien", alors que la présidence ukrainienne jugeait que la réunion de Berlin devait "pousser la Russie à mettre en œuvre les accords de Minsk".

Moscou, qui est accusé d’attiser la crise en armant et en soutenant les rebelles, a toujours rejeté cette vision et juge au contraire que c’est à Kiev de tenir ses engagements en vue d’une autonomie accrue de l’Est.

Pire que la Guerre Froide

"N’ayons pas d’attentes très élevées au sujet de cette rencontre", a tranché M. Porochenko lors d’un point de presse à Oslo.

Cette réunion à quatre sera suivie d’une rencontre tripartite sur l’autre grand sujet de tension russo-occidentale, la guerre en Syrie avec les bombardements de Moscou en soutien au régime, en particulier sur Alep.

Là aussi, de source française, il s’agit de faire "passer toujours le même message à Vladimir Poutine sur la Syrie: un cessez-le-feu durable sur Alep et un accès humanitaire". Car l’annonce russe d’un cessez-le-feu de quelques heures jeudi 20 octobre est considérée comme un premier pas insuffisant par les Occidentaux.

Mme Merkel, qui n’attend pas de "miracle" non plus sur le dossier syrien à Berlin, a noté par contre que la question de sanctions contre la Russie en représailles de ses bombardements "ne peut être enlevée de la table" des discussions.

Ce double sommet avec le président russe intervient à la veille d’une réunion des chefs d’
État et de gouvernement de l’Union européenne qui examinera la question des relations avec Moscou, les bombardements russes sur Alep et les sanctions imposées à la Russie en raison du conflit ukrainien et de l’annexion de la Crimée.


AFP/VNA/CVN

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