31/01/2017 19:26
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira en urgence le 31 janvier pour discuter d'un tir de missile de moyenne portée effectué par l'Iran, ont déclaré des diplomates.
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La salle du Conseil de sécurité de l'Onu à New York lors de discussions sur la Syrie le 25 septembre 2016. Photo : AFP/VNA/CVN

Ce sont les États-Unis qui ont demandé ces consultations d'urgence après que l'ambassadeur d'Israël à l'ONU a appelé le Conseil de sécurité à agir. "À la lumière du tir de missile de moyenne portée effectué le 29 janvier par l'Iran, les États-unis ont demandé une réunion urgente du Conseil de sécurité", indique la délégation américaine dans un communiqué.

Les discussions sur l'Iran se tiendront après une réunion sur la Syrie prévue à 10h00 heure locale (15h00 GMT), selon des diplomates. L'ambassadeur israélien Danny Danon a estimé que le tir de missile avait violé la résolution de l'ONU qui interdit à l'Iran d'effectuer des essais de missiles pouvant être équipés de têtes nucléaires.

"La communauté internationale ne doit pas se cacher la tête dans le sable devant cette agression iranienne", a dit M. Danon. "Les membres du Conseil de sécurité doivent agir immédiatement en réponse à ce geste de l'Iran qui met en danger non seulement Israël mais le Moyen-Orient dans son ensemble", a-t-il ajouté.

C'est la première demande de consultations formulée par les États-Unis depuis la nomination par le président Donald Trump de la nouvelle ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley.

M. Trump a promis de resserrer les liens avec Israël et a vertement critiqué l'accord sur le nucléaire iranien qui a permis une levée des sanctions internationales contre Téhéran. Le président américain doit rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu le 15 février.

L'Iran a affirmé que ses missiles ne seraient jamais armés de têtes nucléaires et a assuré qu'il n'avait pas l'intention de développer de programme d'armes nucléaires. Mais des responsables militaires iraniens ont déclaré souhaiter un développement du programme de missiles du pays.

La Grande-Bretagne, la France et les États-Unis avaient poussé en faveur d'actions du Conseil lors de tests de missiles iraniens l'an passé. Mais la Russie et la Chine s'étaient opposées à des sanctions possibles, estimant qu'elles mettraient en danger l'accord sur le nucléaire âprement négocié.

L'accord conclu avec la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l'Allemagne, la Russie et les Etats-Unis impose des restrictions au développement du programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions.
 
AFP/VNA/CVN
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