14/01/2017 16:35
L'administration du président américain sortant Barack Obama a conseillé à celle de son successeur Donald Trump de se rendre aux pourparlers sur le conflit syrien auxquels Washington n'a pas encore été formellement convié.

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Des soldats syriens sur les lieux d'un attentat suicide à Kafr Sousa, à Damas.

Photo : AFP/VNA/CVN


Organisés par Moscou, Ankara et Téhéran dans 10 jours au Kazakhstan,cette réunion à Astana doit se tenir le 23 janvier, soit le premier jour officiel de travail de la toute nouvelle administration Trump, qui doit succéder à celle de M. Obama le 20 janvier.

"Nous ne sommes pas directement partie prenante à cette initiative (mais) nous avons été en contact étroit avec les Russes et les Turcs et nous encourageons l'administration (Trump) qui arrive à poursuivre ces efforts", a déclaré le 13 janvier le porte-parole du département d'État Mark Toner.

Le 12 janvier à Genève (Suisse), le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu avait annoncé que son partenaire russe était d'accord pour faire participer les États-Unis. "Les États-Unis devraient certainement être invités, nous sommes tombés d'accord sur ce point avec la Russie", avait-il dit au sujet des discussions d'Astana.

"Personne ne peut ignorer le rôle des États-Unis. Ceci est une position de principe pour la Turquie", avait-il ajouté.

Le Kremlin, qui compte sur de meilleures relations avec M. Trump qu'avec M. Obama, a refusé de se prononcer sur cette invitation des Etats-Unis aux discussions à Astana, tout en se disant "favorable à une représentation la plus large possible de toutes les parties".

En attendant Trump 

Le Washington Post a rapporté le 13 janvier que la Russie avait invité l'équipe Trump aux pourparlers de paix sur la Syrie, contournant de facto l'administration Obama sortante. D'après le quotidien américain, l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kislyak, avait invité les États-Unis à cette réunion d'Astana lors d'une conversation téléphonique le 28 décembre avec le futur conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Michael Flynn.

Mais un responsable de l'équipe Trump de transition, cité par le journal, a expliqué qu'"aucune décision n'avait pas été prise" durant cet appel téléphonique.

Ces négociations d'Astana sur l'avenir de la Syrie sont parrainées par la Russie, l'Iran - deux alliés du régime syrien - et la Turquie - soutien des rebelles - et ont été annoncées fin décembre après l'instauration d'un nouveau cessez-le-feu. Elles sont organisées pour la première fois sans l'implication des États-Unis, qui avaient piloté toutes les discussions internationales de règlement de la crise syrienne ces dernières années.

Fin décembre, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait dit "espérer que lorsque l'administration de Donald Trump entrera en fonction, (les États-Unis) pourront également s'associer à ces efforts, afin que nous puissions travailler dans une même direction amicalement et de manière collective".
 

Ruines à Douma, près de Damas, sous contrôle des opposants syriens, le 3 janvier. Photo : AFP/VNA/CVN


Fin des pénuries d'eau à Damas ? 

Sur le terrain, les travaux pour rétablir l'alimentation en eau de Damas, coupée depuis trois semaines, ont commencé le 13 janvier à la suite d'un accord de "réconciliation" entre gouvernement et rebelles, a affirmé le gouverneur de la province. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé que des techniciens gouvernementaux avaient rejoint le secteur de Wadi Barada qui alimente la capitale en eau et commencé à travailler sur les infrastructures.

Quelque 5,5 millions d'habitants de Damas subissent des pénuries d'eau depuis le 22 décembre, les combats ayant occasionné à Wadi Barada (15 km de Damas) des dommages à la principale structure d'alimentation en eau de la capitale. Le gouvernement accuse les rebelles d'avoir délibérément coupé l'approvisionnement en eau de Damas.

"Nous avons arrêté les opérations militaires (dans ce secteur) et entamé le processus de réconciliation avec les milices sur place", a indiqué le gouverneur provincial Alaa Ibrahim. "Si Dieu le veut, les conduits d'alimentation (en eau) seront réparés dans les trois jours", et "des mesures seront prises pour que Damas ait de l'eau" , a-t-il annoncé.

Selon les termes de cette "réconciliation", a-t-il expliqué, les rebelles ont la possibilité de déposer les armes. Ceux qui refuseraient de le faire, ainsi que les jihadistes du Front Fateh al-Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda), seront transférés en autocars vers la province d'Idleb (Nord-Ouest), quasi entièrement contrôlée par l'opposition armée, a-t-il ajouté.

L'armée avait avancé le 13 janvier dans ce secteur, où les combats fragilisaient grandement la trêve entrée en vigueur le 30 décembre, en vertu d'un accord prévoyant des négociations entre gouvernement et rebelles sur un règlement du conflit meurtrier (plus de 310.000 morts, un décompte exact étant quasi impossible) qui dévaste la Syrie depuis 2011.
 

AFP/VNA/CVN

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