29/12/2016 17:32
La Turquie et la Russie prévoient la mise en œuvre d'un cessez-le-feu en Syrie avant le début de la nouvelle année, a déclaré le ministre des Affaires étrangères turc le 29 décembre.
>>La Syrie proche d'un cessez-le-feu permanent, selon la Turquie

Les présidents russe, Vladimir Poutine (gauche), et turc, Recep Tayyip Erdogan, le 10 octobre à Istanbul. Photo : AFP/VNA/CVN

Le cessez-le-feu pourrait être mis en œuvre "à tout moment", a annoncé Mevlüt Cavusoglu, interrogé sur la chaine de télévision A Haber à Ankara. "Nous prévoyons d'obtenir ceci avant le début de la nouvelle année".

La veille, l'agence de presse progouvernementale turque Anadolu avait annoncé la conclusion d'un accord de cessez-le-feu dans toute la Syrie par Moscou et Ankara, ce que les principaux acteurs du conflit n'avaient pas confirmé.

M. Cavusoglu a assuré qu'en cas de succès, cet accord conduira à des négociations politiques entre le régime de Damas et l'opposition syrienne à Astana, au Kazakhstan.

Ces négociations ne sont pas "une alternative à Genève" où doivent se dérouler des négociations sous l'égide de l'ONU en février, a néanmoins souligné le ministre. "C'est une étape complémentaire". "Les négociations à Astana se feront sous notre supervision", a-t-il ajouté, en précisant que la liste des participants à ces négociations n'était pas encore arrêtée.

M. Cavusoglu a répété que la Turquie poursuit ses efforts avec la Russie pour obtenir un cessez-le-feu, ajoutant que Moscou serait le "garant" du régime de Damas, quel que soit l'accord trouvé. Le chef de la diplomatie turc n'a pas donné plus de détails concernant le cessez-le-feu mais a ajouté que la Turquie serait également garante de l'accord.

La coopération russo-turque a permis la conclusion d'un cessez-le-feu il y a deux semaines à Alep, permettant l'évacuation de milliers de personnes des quartiers tenus par les rebelles.

Cette coopération sur le dossier syrien s'est intensifiée ces derniers mois, après une crise due à la destruction d'un avion russe par la Turquie à la frontière turco-syrienne fin 2015.

La Turquie est restée silencieuse lorsque le président Bachar al-Assad a obtenu sa plus grande victoire contre la rébellion depuis le début du conflit en reprenant la totalité d'Alep la semaine dernière, grâce à l'aide russe. Mevlüt Cavusoglu a néanmoins affirmé qu'il était "hors de question" pour la Turquie d'échanger avec Bachar al-Assad.

Depuis le début de la guerre en mars 2011, le conflit en Syrie a fait plus de 310.000 morts et poussé des millions de Syriens à l'exil.

AFP/VNA/CVN

 

 
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