08/01/2017 14:48
Un attentat meurtrier dans le Nord de la Syrie et la persistance des combats entre les forces du régime et les rebelles dans la banlieue de Damas fragilisent la trêve entrée en vigueur le 30 décembre et parrainée par Moscou et Ankara.

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Capture d'écran montrant le site d'un attentat au camion piégé à Azaz, dans le Nord de la Syrie, le 7 janvier 2017.
Photo : AFP/VNA/CVN 


L'attentat particulièrement sanglant de samedi 7 janvier, attribué par des habitants au groupe État islamique (EI), a frappé une ville du Nord de la Syrie, frontalière de la Turquie et tenue par des rebelles.

Au moins 48 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans l'explosion d'un camion piégé sur un marché situé en face d'un tribunal islamique de la ville d'Azaz, dans la province d'Alep, selon une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Parmi les victimes figurent cinq juges religieux appartenant à différentes factions de la rébellion et 14 combattants rebelles, a indiqué l'OSDH, selon lequel l'attentat a également fait des dizaines de blessés.

Des images montrent de gros nuages de fumée s'élevant d'une rue jonchée de débris métalliques, ramassés par des bulldozers, et des pompiers à l'
œuvre, munis de lances à incendie pour éteindre des véhicules en feu. Des secouristes, des rebelles et des civils fouillent les décombres d'un bâtiment dont la moitié s'est écroulée.

Azaz a déjà été la cible de plusieurs attaques et offensives des jihadistes de l'EI. En novembre dernier, 25 personnes - des civils et des rebelles - avaient été tuées dans un attentat à la voiture piégée contre un quartier général des insurgés.

L'attentat de samedi 7 janvier n'a pas été revendiqué immédiatement, mais Osama al-Merhi, un avocat présent sur les lieux de l'explosion, a accusé l'EI. "Ce genre de crimes sont uniquement commis par le groupe terroriste Daech", un acronyme en arabe de l'EI. "Ce sont eux qui visent les civils et les cadres qui construisent le pays", a-t-il déclaré.

L'attentat intervient au neuvième jour d'un fragile cessez-le-feu en vigueur sur plusieurs fronts du pays mais qui exclut les zones contrôlées par les groupes jihadistes. Plus de 310.000 personnes ont été tuées depuis le début en mars 2011 de la guerre en Syrie.

La pénurie d'eau persiste

Près de Damas, les affrontements se sont poursuivis samedi 7 janvier à Wadi Barada, un secteur rebelle où se trouvent les principales sources d'approvisionnement en eau potable pour la capitale. Les combats ont fait au moins neuf morts - sept soldats et deux civils - dans la nuit, selon l'OSDH.

 

Des Syriens remplissent leurs bidons d'eau, le 3 janvier 2017 à Damas.
Photo : AFP/VNA/CVN 


Les combats à Wadi Barada font rage depuis des semaines, en dépit de l'entrée en vigueur le 30 décembre d'une trêve parrainée par la Russie et par la Turquie.

Le régime affirme que le groupe jihadiste Fateh al-Cham (ancienne branche syrienne d'Al-Qaïda) est présent à Wadi Barada et accuse les rebelles de "contaminer au diesel" les réserves d'eau, ce que nient les insurgés, qui assurent que les infrastructures ont été détruites par les bombardements du régime.

Les combats incessants à Wadi Barada ont provoqué une grave pénurie d'eau dans la capitale, l'ONU qualifiant les privations d'eau imposées aux civils de "crime de guerre".

Selon l'ONU, 5,5 millions de personnes ont vu leur approvisionnement en eau coupé ou bien réduit parce que les sources de Wadi Barada sont inutilisables en raison des combats ou d'actes de sabotage.

Samedi matin 7 janvier, la télévision syrienne a affirmé que des équipes de maintenance étaient arrivées à la périphérie de Wadi Barada (à une quinzaine de km au nord-ouest de Damas), et se "tenaient prêtes à entrer" pour commencer les travaux.

En fin de journée, les médias officiels ont toutefois rapporté que ces équipes n'avaient pu atteindre la zone et avaient dû rebrousser chemin en raison de tirs de sniper.

AFP/VNA/CVN 



 

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