13/10/2016 15:46
En dépit d'une série d'échecs patents pour mettre fin à la guerre en Syrie, des puissances mondiales et régionales se retrouvent ce week-end en Europe, sous les auspices des États-Unis et de la Russie, pour tenter d'imposer un énième cessez-le-feu.

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Le secrétaire d'État américain John Kerry (gauche) et son homologue russe Sergei Lavrov, le 9 septembre à GenèvePhoto : AFP/VNA/CVN


Les diplomaties russe et américaine, qui ont officiellement "suspendu" le 3 octobre leur dialogue bilatéral sur la Syrie, ont annoncé mercredi 12 octobre deux réunions internationales: la première samedi 15 octobre à Lausanne et la seconde dimanche 16 octobre à Londres.

Dans la ville suisse, les deux ministres des Affaires étrangères, John Kerry et Sergueï Lavrov, devraient être encadrés par leurs homologues de pays du Golfe et de la Turquie.

Ils "discuteront d'une approche multilatérale pour résoudre la crise en Syrie, notamment une cessation durable de la violence et la reprise de l'aide humanitaire", a précisé le département d'
État américain.

À Moscou, le président russe "Vladimir Poutine a exprimé l'espoir que la rencontre prévue le 15 octobre à Lausanne entre les chefs de la diplomatie russe, américaine et plusieurs pays-clés de la région, sera productive afin de contribuer réellement à la résolution" du conflit syrien, selon un communiqué du Kremlin.

Interrogé par CNN, M. Lavrov a confirmé que les discussions en Suisse devraient se dérouler en présence de la Turquie, de l'Arabie saoudite et peut-être du Qatar, trois pays qui soutiennent l'opposition syrienne. Mais ni Moscou, ni Washington n'ont confirmé la présence de l'Iran, acteur fondamental de la crise syrienne et allié du président Bachar al-Assad.

Dialogue intersyrien gelé


À l'ONU, on ne savait pas non plus si l'envoyé spécial pour la Syrie Staffan de Mistura serait présent à Lausanne. Un porte-parole des Nations unies s'est borné à dire que ces énièmes pourparlers visaient à "explorer la manière de relancer des discussions cruciales pour trouver une solution politique" en Syrie.

L'ONU est chargée de mettre sur pied à Genève un processus de transition politique entre le régime syrien et son opposition modérée, mais le dialogue est totalement gelé depuis des mois.

Au lendemain de Lausanne, John Kerry se rendra le 16 octobre à Londres pour retrouver ses "partenaires internationaux", c'est à dire très probablement ses homologues des puissances européennes, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France.

Lors d'une conversation téléphonique le 12 octobre, le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont exhorté le président Poutine à
œuvrer en faveur d'un cessez-le-feu en Syrie, malgré des échecs répétés pour imposer une trêve des combats.

La tension entre Moscou et les Occidentaux est au plus haut et le chef du Kremlin, qui a dû annuler une visite à Paris la semaine prochaine après les conditions posées par son homologue français, a martelé le 12 octobre que nul ne réussirait à "isoler" la Russie.

AFP/VNA/CVN

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