18/11/2016 16:43
Le Conseil de sécurité de l'ONU a prolongé jeudi 17 novembre d'un an, jusqu'en novembre 2017, le mandat d'une équipe d'enquêteurs chargés de déterminer la responsabilité d'attaques à l'arme chimique en Syrie.

>>Syrie : l’ONU accuse Damas d’attaque chimique, trêve prolongée à Alep
 

Des habitants recherchent des victimes dans les décombres des immeubles, le 16 novembre à Idleb, en Syrie.
Photo : AFP/VNA/CVN


Une résolution en ce sens, soumise par les États-Unis, a été adoptée de manière unanime par les 15 pays du Conseil, y compris par la Russie alliée de Damas.

Elle prévoit que le mandat de ce Mécanisme d'enquête conjoint (Joint Investigative Mechanism, ou JIM) pourra ensuite être encore prolongé si le Conseil "l'estime nécessaire".

L'ambassadrice américaine Samantha Power a souligné que "le JIM est un outil essentiel pour lutter contre l'impunité".


L'ambassadeur adjoint russe Vladimir Safronkov a, lui, mis l'accent sur "les preuves abondantes de l'utilisation d'armes chimiques par des organisations terroristes" et a souhaité que les enquêteurs "ne cèdent pas à la pression de certains pays" pour blâmer Damas.

Après plus d'un an de recherches, les enquêteurs ont déjà conclu que l'armée syrienne avait répandu par hélicoptère du gaz de chlore sur trois localités du Nord de la Syrie en 2014 et 2015 et que le groupe jihadiste
État islamique (EI) avait mené de son côté une attaque au gaz moutarde en août 2015.

C'était la première fois que Damas était ainsi directement mis en cause et que des unités de l'armée syrienne étaient désignées nommément comme responsables d'attaques au gaz de chlore.

 

L'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre, lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur la situation en Syrie, le 25 septembre à New York.
Photo : AFP/VNA/CVN


L'ambassadeur français François Delattre a estimé jeudi 17 novembre que le Conseil devait "aller plus loin" et "s'assurer que les coupables soient sanctionnés". 

Le Conseil "devrait imposer rapidement des sanctions aux hauts dirigeants (syriens) qui ont autorisé l'utilisation d'armes chimiques", a estimé le directeur pour les Nations unies de l'ONG Human Rights Watch, Louis Charbonneau.

La résolution réaffirme que "les individus, entités, groupes ou gouvernements responsables de l'utilisation d'armes chimiques doivent rendre des comptes".

Elle vise les "auteurs, organisateurs et instigateurs" des attaques, y compris les groupes liés à l'EI ou à Al-Qaida.

 

AFP/VNA/CVN

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