10/05/2017 18:07
Le président des États-Unis, Donald Trump, doit recevoir mercredi 10 mai le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qui vient chercher le soutien de Washington à un projet de Moscou censé faire baisser les violences en Syrie.
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Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov (gauche) et son homologue américain Rex Tillerson, le 12 avril à Moscou.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'entretien dans le Bureau ovale à 14h30 GMT doit être la première rencontre du nouveau locataire de la Maison Blanche avec un haut responsable russe, alors que les relations entre les deux puissances sont exécrables et que le climat politique à Washington est explosif.

M. Lavrov doit être d'abord reçu par son homologue américain Rex Tillerson, au lendemain du limogeage choc du patron du FBI, James Comey, dont les services enquêtent sur une éventuelle collusion entre l'entourage de Donald Trump et la Russie durant la campagne présidentielle de 2016.

Le ministre russe des Affaires étrangères, qui a déjà vu deux fois en trois mois M. Tillerson, à Bonn (Allemagne) et Moscou, n'était pas revenu à Washington depuis août 2013. À l'époque, il s'agissait déjà, avec le secrétaire d'État d'alors John Kerry, de trouver un moyen d'arrêter la guerre en Syrie.

Le conflit a fait depuis mars 2011 plus de 320.000 morts, déplacé plus de la moitié de la population et provoqué la fuite de millions de réfugiés sans que ni Washington, ni Moscou n'aient réussi à s'entendre pour faire cesser les massacres.

Les États-Unis en retrait

À la fin de la présidence de Barack Obama (2009-2017), les États-Unis s'étaient même progressivement mis en retrait du processus diplomatique et avaient laissé la Russie prendre la main.

Jeudi dernier 4 mai à Astana, la Russie, la Turquie et l'Iran ont paraphé un projet russe visant à faire baisser le niveau des violences en Syrie. Entrée en vigueur samedi 13 mai, cette proposition prévoit quatre "zones de désescalade", doublées de "zones de sécurité" avec des postes de contrôle et centres de surveillance tenus par les forces de pays garants et éventuellement par "d'autres parties".

Les États-Unis, qui n'étaient qu'observateurs à Astana, ont accueilli ce projet avec la plus grande prudence, leur secrétaire à la Défense James Mattis assurant lundi qu'ils "allaient regarder la proposition et voir si elle fonctionne".

Tous les accords de cessez-le-feu en Syrie ont périclité, notamment les derniers négociés par MM. Kerry et Lavrov et consacrés par des résolutions de l'ONU.

Depuis six ans, Moscou et Washington ont eu de multiples désaccords sur le conflit en Syrie, la principale pierre d'achoppement demeurant le sort du président Bachar al-Assad. L'arrivée de Donald Trump n'a finalement pas permis de rapprocher leurs positions, les États-Unis bombardant même début avril une base aérienne du régime syrien en représailles à une attaque chimique qui lui a été imputée.

AFP/VNA/CVN


 

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