12/11/2016 17:42
Pour la première fois, la droite organise les 20 et 27 novembre une primaire, avec sept candidats dont un ancien président et deux anciens Premiers ministres, pour choisir son représentant à la présidentielle de 2017, en affichant une certitude : ravir le pouvoir aux socialistes.

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Francois Fillon, Alain Juppé et Niolas Sarkozy lors du second débat télévisé des candidats à la primaire de la droite et du centre, le 3 novembre 2016 à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN 


Six des sept candidats appartiennent au parti Les Républicains : Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, unique femme de la compétition, Jean-François Copé. Le septième, Jean-Frédéric Poisson, est le président du Parti Chrétien démocrate, allié à LR.

L'organisation d'une primaire n'allait pas de soi dans une famille politique encore marquée par la figure tutélaire du Général De Gaulle, pour qui la présidentielle était "la rencontre entre un homme et le peuple de France". Mais après le succès populaire de la primaire de la gauche en 2011 et la défaite de Sarkozy, elle s'est imposée à droite.

Selon les sondages, les deux finalistes de cette primaire "de la droite et du centre" seraient M. Juppé, ancien Premier ministre de Jacques Chirac (1995-1997) et actuel maire de Bordeaux, et l'ex-chef de l'
État Nicolas Sarkozy (2007-2012). François Fillon arriverait en troisième position.

Les mêmes sondages prédisent unanimement la victoire de Juppé au soir du 27 novembre, une hypothèse que réfutent les sarkozystes, pour qui les sondages méconnaissent la réalité du corps électoral de cette primaire.

Savoir qui viendra voter est en effet la grande inconnue du scrutin. C'est un reproche récurrent adressé par les sarkozystes aux juppéistes : que leur champion veuille gagner avec l'aide des centristes, et même d'une partie de la gauche, ce qui l'amènerait, selon eux, à exercer une "alternance molle", quand leur propre champion conduirait au contraire la "véritable alternance" avec le quinquennat "désastreux" de François Hollande.

"Je suis le seul qui peux battre largement Marine Le Pen", présidente du FN, au second tour de la présidentielle, réplique Juppé, un argument réitéré avec force par ses soutiens depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des 
États-Unis.

Fillon trouble-fête

 

François Fillon en meeting le 9 novembre 2016 à Lille.
Photo : AFP/VNA/CVN 


Dans le cas où seuls les sympathisants LR viendraient voter, Sarkozy, qui reste le préféré dans son parti, pourrait remporter la mise. Un corps électoral élargi aux centristes ferait pencher la balance vers le maire de Bordeaux, qui a reçu le soutien de François Bayrou, président du MoDem et bête noire de Sarkozy et de Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI.

À moins que Fillon joue le trouble-fête. L'ex et unique Premier ministre de Sarkozy ne cesse en effet de dénoncer le "diktat" des sondages. Se présentant comme le candidat au programme "le plus radical" Fillon prédit que la compétition sera "très serrée" entre Juppé, Sarkozy et lui.

Après des prestations jugées favorablement lors des deux premiers débats entre les candidats, M. Fillon espère grappiller de nouveaux points grâce au troisième et dernier débat, jeudi prochain 17 novembre.

La droite espère être en mesure de réunir au moins trois millions de personnes. Il y a à cela plusieurs raisons objectives : faire au moins aussi bien que la gauche en 2011, conforter la crédibilité du gagnant qui serait élu sur une large assise. La troisième raison est d'ordre pécuniaire et vitale pour un parti aux finances exsangues : chaque électeur versera deux euros à chaque tour, en plus de signer une charte lui demandant de s'engager à "respecter les valeurs républicaines de la droite et du centre".

AFP/VNA/CVN 
 

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