24/01/2017 12:24
Face à un pic de concentration de particules qui touche une large moitié Nord du pays, des interdictions de circulation aux véhicules les plus polluants ont été mises en place lundi 23 janvier dans les agglomérations de Paris et Lyon, avant Grenoble mardi 24 janvier.
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Dans la capitale, les vignettes Crit'Air sont obligatoires depuis le 16 janvier mais les contrôles montrent qu'il reste encore beaucoup de "pédagogie" à faire, constatent les autorités.

Certains contrevenants ont toutefois mémorisé le dégradé de couleurs correspondant aux 5 niveaux de pollution (du vert au marron), les véhicules les plus anciens n'ayant pas droit à un macaron. "Plus c'est foncé, plus ça pollue", résume Isabelle, 48 ans.

Depuis 05h30 lundi 23 janvier, les véhicules non classés (pour la plupart datant d'avant 1997) et de classe 5 (immatriculés entre 1997 et 2001) ne doivent pas circuler dans la zone à l'intérieur de l'A86 en région parisienne. Seuls les véhicules des classes 1 à 4 et les "zéro émission moteur" peuvent rouler.

La mesure a été reconduite pour mardi et mercredi, mais n'a pas été élargie à une nouvelle catégorie (classe 4, immatriculation entre janvier 2001 et décembre 2005) comme le demandait Anne Hidalgo, la maire de Paris.

Une vignette "CRIT'air" sur le pare-brise d'un véhicule circulant le 23 janvier à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Une certaine tolérance" est encore observée, explique Françoise Hardy, sous-directrice à la circulation de la préfecture de police. Un quart des Franciliens ont acheté leur vignette (sur le site http://www.certificat- air.gouv.fr) mais tous ne l'ont pas reçue. "S'ils nous montrent le récépissé c'est bon", ajoute-t-elle. "On fait encore de la pédagogie".

En revanche, les véhicules sans vignette car trop anciens (interdits de manière permanente en journée à Paris) étaient verbalisés (22 à 135 euros selon le lieu et le type de véhicule).

En parallèle, le covoiturage était recommandé et un forfait jour spécial à 3,80 euros pour les transports en commun a été instauré.

Contrôle anti-pollution, le 23 janvier place Maillot, à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

Airparif, qui souligne le rôle combiné du chauffage au bois et du trafic routier, prévoit un léger mieux du fait de la météo, mais encore un dépassement du "seuil d'information" (plus de 50 microgrammes/m3) en région parisienne.

Au tour de Grenoble

Mais les nuages de particules planent bien au-delà de la région parisienne : Normandie, Bretagne, Centre, Hauts-de-France, Rhône-Alpes et tout l'est de la France sont concernés. Clouées au sol par une météo combinant anticyclone et absence de vent, les particules stagnent.

L'accès à Lyon et Villeurbanne a aussi été limité lundi, et le dispositif sera reconduit mardi 24 janvier.

Dans l'agglomération lyonnaise, les vignettes n'étant pas obligatoires, la préfecture a imposé un double système : les véhicules à plaque paire ne pouvaient pas circuler, sauf ceux dotés de vignette zéro émission ou de classe 1 à 3.


"La vignette n'est pas obligatoire à Lyon mais elle est fortement recommandée", rappelait le commandant de police Rachid Azizi, ajoutant que "la verbalisation était laissée à l'appréciation des policiers".

À Grenoble, qui a enregistré lundi 23 janvier son 4e jour consécutif de pic, la vitesse a été limitée à 70 km/h sur les grands axes. La circulation y sera interdite mardi 24 janvier aux voitures immatriculées avant 1997. Les poids lourds diesel antérieurs à 2001 et les deux roues immatriculés avant 2000 seront aussi bannis dans les 49 communes de la métropole grenobloise.

Dans la Marne, la Haute-Marne et l'Aube, les Hauts-de-France, dans le territoire-de-Belfort, le Doubs et le Jura notamment, la vitesse a été réduite sur certains axes.

Des tarifs réduits sont également appliqués dans les transports en commun, à Strasbourg, Mulhouse, Metz. Lille a instauré un "ticket pollution" qui permet de circuler toute la journée pour 1,60 euro.

En général, le brûlage des sous-produits agricoles est interdit par les préfectures.

Il est également recommandé de modérer la température des logements et de limiter le chauffage d’appoint au bois et au charbon.

La pollution atmosphérique, troisième cause de mortalité évitable, génère 48.000 décès prématurés par an en France, selon Santé publique France.
 
AFP/VNA/CVN

 
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