18/05/2017 12:28
Les États-Unis vont poursuivre la politique de levée des sanctions contre l’Iran dans le cadre de l’accord historique sur le programme nucléaire de Téhéran signé en 2015 par Barack Obama et que Donald Trump avait promis de "déchirer".

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La prolongation de l'allègement des sanctions intervient avant la présidentielle iranienne du 19 mai où concourt le sortant Hassan Rohani, favorable à l'accord sur le nucléaire et qui avait amorcé un très timide rapprochement avec les États-Unis de Barack Obama.

Photo : AFP/VNA/CVN


À deux jours d’une élection présidentielle en Iran où le modéré Hassan Rohani brigue un second mandat, la diplomatie américaine a annoncé une prolongation de l’allègement des sanctions économiques contre Téhéran tel qu’il est prévu par l’accord international sur le nucléaire du 14 juillet 2015.

En revanche, le Trésor américain maintient une ligne de fermeté et a rendu publiques de nouvelles sanctions ciblées contre des responsables iraniens liés au programme de missiles balistiques.

Pour le nucléaire, l’exécutif américain a informé le Congrès que "les États-Unis allaient continuer d’alléger les sanctions comme l’exigent les engagements américains de lever ces sanctions liées au Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA)", l’accord mis en œuvre depuis le 16 janvier 2016 entre l’Iran et les grandes puissances (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne).

Ce JCPOA prévoit un contrôle international de la nature purement civile et pacifique du programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions qui ont étranglé l’économie de la puissance régionale.

L’Iran tient ses engagements

Même les détracteurs du texte - caciques républicains conservateurs aux États-Unis, responsables israéliens ou de pays arabes - ont reconnu que l’Iran avait tenu jusqu’à présent ses engagements.

 

Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson arrive pour une conférence de presse sur l'Iran, à Washington, le 19 avril.
Photo : AFP/VNA/CVN


Le mois dernier, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson avait admis devant le Congrès que Téhéran avait bien ouvert ses sites nucléaires aux inspections internationales et cessé ses activités d’enrichissement.

Le prédécesseur de M. Tillerson, John Kerry, architecte de l’accord sur le nucléaire, vient de fonder avec d’anciens conseillers un groupe de pression, Diplomacy Works. Dans un communiqué, l’association a insisté sur "la nécessité de préserver le JCPOA, meilleure solution pour protéger la sécurité et la prospérité de l’Amérique".

La décision de l’administration du républicain Trump s’inscrit donc dans la continuité de la politique de l’équipe du démocrate Obama qu’elle avait pourtant tant décriée. Durant sa campagne, le milliardaire avait promis de "déchirer" ce texte négocié pendant des années par les États-Unis et l’Iran.

AFP/VNA/CVN



 

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