04/05/2017 10:47
Plus de la moitié des foyers français habitant près d'une centrale nucléaire sont allés retirer en pharmacie leurs comprimés d'iode, plus d'un an après le début de la distribution préventive de ces boîtes, a indiqué mercredi 3 mai à l'AFP un porte-parole de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
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Des tablettes de comprimés d'iode, lors d'un exercice en classe à Fessenheim, le 14 novembre 2013. Photo : AFP/VNA/CVN

Si le taux de retrait (51%) est stable par rapport à la précédente campagne de 2009, "la population a augmenté donc en réalité plus de gens ont fait cette démarche", a expliqué ce porte-parole.

190.507 personnes sont allées retirer des comprimés en pharmacie contre 174.954 il y a sept ans, détaille l'ASN dans un bilan de sa campagne de distribution publié sur son site internet.

En cas d'accident nucléaire, l'ingestion d'iode stable permet de protéger la thyroïde contre les effets de l'iode radioactif qui pourrait être rejeté dans l'atmosphère et risquerait d'entraîner des cancers, selon l'ASN. Elle est particulièrement importante pour protéger les jeunes et les femmes enceintes.

Pour ceux qui n'ont pas fait la démarche, l'ASN va envoyer leur comprimés d'iode par la poste. Outre les 375.000 foyers concernés, cette distribution d'iodure de potassium, lancée en février 2016, concerne aussi 62.000 établissements recevant du public (écoles, entreprises, commerces...) et 837 établissements scolaires répartis dans 500 communes situées dans un rayon de 10 kilomètres autour des 19 centrales nucléaires françaises.

Pour les entreprises, commerces et administrations, le taux de retrait s'établit à 38% et "reste insuffisant", note le porte-parole de l'ASN. Ils vont être relancés ce mois-ci par une lettre envoyée par les maires des communes où ils se situent. Le taux de retrait des établissements scolaires est lui de 96%.

Chez les particuliers, c'est autour de Fessenheim (Haut-Rhin), la doyenne des centrales françaises, que le taux de retrait a été le plus important (71,2%), devant Civaux (Vienne) et Nogent-sur-Seine (Aube). Il est le plus faible (45,9%) à Tricastin (Drôme) et Penly (Seine-Maritime).

AFP/VNA/CVN
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