09/01/2017 15:48
Au moins quatre détenus ont été assassinés dimanche 8 janvier, la plupart décapités, dans une prison de Manaus (Nord du Brésil), et trois corps de détenus précédemment tués ont été retrouvés, portant à une centaine de morts le bilan d'une semaine de violences carcérales dans ce pays.
>>Nouveau massacre dans une prison brésilienne, 31 morts

Des policiers devant la prison Desembargador Raimundo Vidal Pessoa à Manaus (Nord du Brésil), le 8 janvier. Photo : AFP/VNA/CVN

Ce nouveau drame a eu lieu dans une prison du centre de la capitale amazonienne "pour une raison inconnue", selon un communiqué du comité local de gestion de crise envoyé, selon lequel "la situation est considérée pour l'instant comme stable".

L'établissement "Desembargador Raimundo Vidal Pessoa", fermé en octobre pour des raisons sanitaires, avait été rouvert en urgence lundi 2 janvier pour accueillir quelque 300 prisonniers venant de trois prisons de Manaus, dont celle où avait eu lieu une semaine auparavant le massacre de 60 détenus.

Vendredi 6 janvier, les prisonniers de l'établissement Vidal Pessoa, entassés dans l'infirmerie et la chapelle, ont commencé à se révolter contre les conditions déplorables de détention, avant de se calmer avec la promesse d'une amélioration dès que les travaux de rénovation seraient terminés.

Le même jour, dans une prison de l'État de Roraima (Nord), 33 détenus avaient été décapités, éviscérés et démembrés, selon des photographies obtenues par l'AFP. Le même sort avait été réservé à la majorité des 60 prisonniers massacrés à Manaus dans la nuit du 1er au 2 janvier.

Ces violences résultent d'une guerre de clans entre le Comando Vermelho (CV), originaire de Rio de Janeiro et allié de la FDN (Familia do Norte), jugé responsable par la police de la tuerie de Manaus et le puissant PCC (Premier commando de la capitale) de Sao Paulo, grand rival du CV.

Frontaliers de la Colombie, du Pérou, de la Bolivie ou du Venezuela, les États du nord du Brésil constituent un enjeu stratégique pour ces factions qui cherchent à contrôler les approvisionnements en cocaïne.

Le taux d'occupation des prisons brésiliennes atteint 167% et il faudrait augmenter le nombre de places de 50% pour résoudre le problème, selon un rapport du ministère de la Justice.

Michel Temer, le président de ce pays qui traverse une grave crise économique et politique a annoncé jeudi un nouveau plan de sécurité prévoyant la création de nouvelles prisons dans tous les États, ainsi qu'une modernisation du système carcéral.
 
AFP/VNA/CVN
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