17/10/2016 17:14
Les 21 lycéennes de Chibok, libérées après plus de deux ans entre les mains de la secte islamiste nigériane Boko Haram, ont retrouvé leur famille le 16 octobre à Abuja et raconté leur difficile condition de détention.
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Le vice-président du Nigeria Yemi Osinbajo (droite) regarde sa femme Dolapo (centre) consoler l'une des 21 jeunes filles de Chibok libérées, le 13 octobre à Abuja. Photo : AFP/VNA/CVN

Lors d'une cérémonie religieuse tenue en leur honneur, Gloria Dame, l'une d'elles, a expliqué qu'elles avaient vécu pendant un mois et dix jours sans nourriture avant d'être libérées, et qu'une bombe de l'armée nigériane les avait presque atteintes.

"Nous remercions Dieu de nous avoir réunis aujourd'hui. J'étais dans la forêt quand un avion a lancé une bombe juste à côté de moi, mais je n'ai pas été blessée", a-t-elle raconté, visiblement très émue et très affaiblie par la faim.

"Nous n'avions pas de nourriture pendant un mois et dix jours, mais nous ne sommes pas morte, Dieu merci".

La jeune femme a raconté leur histoire en langue hausa, lors d'une cérémonie religieuse chrétienne, organisée par les services de sécurité nigérians (DSS), qui sont à l'origine de leur libération, après des négociations avec les islamistes de Boko Haram.

Converties à l'islam après leur capture, comme l'avait affirmé sur une vidéo le leader du groupe Abubakar Shekau, les lycéennes de Chibok, en majorité chrétiennes, n'ont pas "pu prier comme elles peuvent le faire aujourd'hui", a raconté Gloria Dame.

La cérémonie a été interrompue soudainement lorsque les parents des jeunes filles, capturées en avril 2014, sont arrivés en pleurs, les prenant dans les bras.

"Nous pouvons tous voir l'émotion et la joie des parents", a déclaré le ministre de l'Information Lai Mohamed dans son discours de clôture.

Il a ajouté que "les négociations (avec Boko Haram) ne sont pas finies tant que toutes les filles n'ont pas été libérées". "Les négociations sont toujours en cours à l'heure où l'on parle. Bientôt d'autres, bien plus, seront libérées", a assuré le ministre.

Contacté par l'AFP, Garba Shehu le porte-parole de la présidence, a révélé que "le groupe affirme que 83 autres jeunes filles seraient libérables sous négociation", soulignant qu'elles ne sont pas aux mains de la faction d'Abubakar Shekau, mais de son rival Mamman Nur.

"La faction de Mamman Nur a indiqué sa volonté de libérer des lycéennes", a indiqué le porte-parole.

Cette libération arrive alors que Boko Haram est extrêmement divisé. En août, le groupe État islamique, à qui Boko Haram a prêté allégeance, avait désigné un nouveau chef de l'organisation pour l'Afrique de l'Ouest en la personne d'Abou Mosab Al Barnaoui, proche de Mamman Nur.

Au lendemain de cette annonce, Shekau avait posté une vidéo sur Youtube affirmant qu'il détenait les jeunes filles, mais n'en avait montré que quelques unes en images, affirmant que les autres avaient été tuées par des raids aériens de l'armée.
 
AFP/VNA/CVN
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