08/11/2016 10:48
Le président sortant du Nicaragua Daniel Ortega est arrivé largement en tête d'élections générales critiquées par Washington et qualifiées de "farce" par l'opposition, décrochant un quatrième mandat, avec cette fois sa femme comme vice-présidente.
>>Présidentielle au Nicaragua : le couple Ortega largement en tête

Des supporters du président sortant Daniel Ortega célèbrent sa victoire à la présidentielle, le 7 novembre à Managua, au Nicaragua.
Photo : AFP/VNA/CVN

Selon des résultats quasi-définitifs (99,8% des bulletins dépouillés), "El Comandante", l'un des chefs de la guérilla ayant mené la révolution sandiniste en 1979, a remporté 72,5% des suffrages, loin devant les 15% de Maximino Rodriguez, avocat de 55 ans du Parti libéral constitutionnaliste (PLC, droite).

Des centaines de partisans du président sortant, qui fêtera ses 71 ans le 11 novembre, ont célébré dans les rues de la capitale Managua cette nouvelle victoire du Front sandiniste de libération nationale (FSLN, gauche), particulièrement populaire parmi les classes modestes qui ont bénéficié de ses programmes sociaux.

Le FSLN a aussi raflé environ les deux tiers des sièges du Parlement lors de ce scrutin qui était également législatif.

Aux États-Unis, le département d'État, qui avait manifesté son inquiétude pendant la campagne, s'est dit lundi 7 novembre "profondément préoccupé par le processus électoral présidentiel et législatif imparfait au Nicaragua, qui a empêché la possibilité d'une élection libre et juste". "La décision du gouvernement nicaraguayen de ne pas inviter d'observateurs internationaux indépendants a dégradé encore plus la légitimité de cette élection", a estimé Washington.

L'opposition a elle dénoncé une abstention supérieure selon elle à 70%, bien plus que le chiffre officiel de 31,8%. "Nous ne reconnaissons pas les résultats de cette farce et avec la force de la volonté manifestée par le peuple du Nicaragua, nous déclarons (ces élections) nulles", a lancé la dirigeante de la coalition d'opposition du Front large de la démocratie (FAD), Violeta Granera.

L'opposition avait appelé au boycott du scrutin, en l'absence d'observateurs internationaux et après avoir vu ses chances anéanties par la décision en juin de la Cour suprême de justice (CSJ) d'interdire à son leader Eduardo Montealegre de représenter le Parti libéral indépendant (PLI, droite), deuxième force politique de la présidentielle de 2011.

À sa place, la CSJ avait nommé un proche du pouvoir, Pedro Reyes, qui a immédiatement dissous la coalition prévue par le PLI pour ce scrutin.

Après avoir voté à Managua, le président Ortega s'est lui félicité d'un "vote pour la paix, pour la sécurité du peuple nicaraguayen" et son épouse Rosario Murillo a jugé le scrutin "exemplaire".

AFP/VNA/CVN
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