01/11/2016 11:58
Même sans Roger Federer ni Rafael Nadal, l'édition 2016 du Masters 1000 de Paris-Bercy ne manque pas de piquant : en plus des habituels derniers tickets à distribuer pour le Masters, c'est la place de No1 mondial, à la portée d'Andy Murray, qui sera en jeu à partir de le 31 octobre.
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Deux scénarios seraient favorables au Britannique. 1) il gagne pour la première fois de sa carrière le dernier Masters 1000 de la saison et l'actuel patron du circuit Novak Djokovic ne joue pas la finale. 2) il perd en finale mais le Serbe, No1 mondial depuis plus de deux ans (juillet 2014), n'atteint pas le dernier carré.

Tout va très vite en tennis. Quand en juin Djokovic soulevait à Roland-Garros le dernier trophée du Grand Chelem manquant à son palmarès, qui aurait pu imaginer qu'il serait menacé avant la fin de la saison ? Tenant du titre des quatre tournois majeurs, il avait alors presque deux fois plus de points que Murray au classement ATP.

Le Britannique Andy Murray avec le trophée du tournoi de Vienne, le 30 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Mais les coups de spleen ne préviennent pas. Moins d'envie, moins de plaisir à jouer, moins d'ardeur au travail et les résultats fléchissent. Privé de son rêve de Grand Chelem, le vrai, les quatre la même année, par sa défaite dès le troisième tour de Wimbledon, le Serbe a accumulé les échecs : au premier tour des JO, en finale de l'US Open, puis en demi-finale du Masters 1000 de Shanghai.

Murray s'est engouffré dans la brèche. De nouveau cornaqué depuis le mois de juin par Ivan Lendl, il ne perd pratiquement plus. Après sa victoire sur Jo-Wilfried Tsonga en finale à Vienne dimanche, son bilan est le suivant : 42 matches gagnés sur les 45 derniers disputés depuis sa finale perdue à Roland-Garros, six tournois remportés sur huit joués, dont son deuxième Wimbledon et ses deuxièmes jeux Olympiques. Seules ombres au tableau : ses défaites en quart de finale de l'US Open face au Japonais Kei Nishikori et en demi-finale de la Coupe Davis face à l'Argentin Juan Martin Del Potro.

Sans Monfils, avec Tsonga et Gasquet

Avec une telle confiance, on se dit que seule la fatigue pourrait l'arrêter, d'autant que les concurrents crédibles ne seront pas légion en l'absence de Federer, blessé au genou depuis juillet, et Nadal, en panne d'inspiration et de confiance, tous deux en vacances anticipées.

Stan Wawrinka (No3) ? Le tennis en salle n'a jamais été sa spécialité (1 titre seulement en indoor sur les 15 figurant à son palmarès). Milos Raonic (No5) ? Il a nettement ralenti ces derniers mois.

On pense à Kei Nishikori (No4), tombeur de Murray à l'US Open, et peut-être au Croate Marin Cilic, vainqueur dimanche du Japonais en finale à Bâle.

Mais le principal rival demeure Djokovic lui-même, quatre fois vainqueur à Paris (2009, 2013, 2014, 2015) et qui a de nouveau "envie d'aller sur le court et de (se) battre sur chaque point" pour sauver sa couronne, comme il l'a dit dimanche 30 octobre.

Dans le camp français, on attendait Gaël Monfils, mais le Parisien a déclaré forfait en évoquant une douleur intercostale au lendemain de l'officialisation de sa qualification pour le Masters.

C'est donc Jo-Wilfried Tsonga, le dernier vainqueur tricolore à Bercy en 2008, qui sera le meilleur espoir, avec Richard Gasquet, vainqueur il y a une semaine à Anvers. Le Manceau, 13e à la "Race", garde même une petite chance de décrocher l'une des deux dernières places disponibles pour le Masters.

  AFP/VNA/CVN


 
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