24/11/2016 20:01
Ces dernières années, l’accès des travailleurs vietnamiens à certains marchés étrangers est de plus en plus difficile. Pour chaque candidat vietnamien adapté aux besoins de l’entreprise étrangère, les entreprises d’envoie de mains-d’œuvre vietnamiennes (EEMO) et les Centres de formation et de services d’export des travailleurs (CFSET) doivent présentent entre deux et trois employés. Une réalité qui illustre les lacunes de la formation à un niveau international.
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Séminaire de «Formation professionnelle au service de l'exportation de main-d’œuvre»,  le 23 novembre à Hô Chi Minh-Ville.

Les affirmations ont été présentées par Nguyên Van Lâm, vice directeur du Service du Travail, des Invalides et  des affaires sociales lors du débat «Formation professionnelle au service de l'exportation de mains-d’œuvre à Hô Chi Minh-Ville», qui s’est tenu le 23 novembre à la mégapole du Sud.

Le but du séminaire était de d’écouter les solutions et des recommandations des EEMO et des CFSET pour améliorer la quantité et la qualité des travailleurs vietnamiens à l’étranger, ainsi que conquérir de nouveaux marchés de l’emploi. Des lacunes qui affectent l’image du pays

Selon les statistiques du Service du travail, des invalides et des affaires sociales (STIAS), de 2011 à 2016, la ville et les EEMO ont envoyé 55.643 employés à l’étranger, dont 4.053 travailleurs citadins. Les marchés les plus recherchés concernent principalement le Japon, Taïwan (Chine), la Malaisie et la Corée du Sud. Les travailleurs se focalisent dans les domaines du textile et habillement, transformation des aliments, assemblage électronique et les équipements.

Selon les statistiques des EEMO, près de 16.000 personnes cherchent à aller travailler au Japon, un des pays qui a le plus suscité d’intérêts lors des débats. L’attractivité des entreprises japonaises découle de l’exécution des politiques de soutien pour les employés étrangers. De plus, leurs formations professionnelles sont jugées très bonnes par rapport aux pays voisins.

Des travailleurs bien formés sont toujours appréciés par les entreprises étrangères.

Toutefois, selon Trân Viêt Phu, vice-directeur de l’École supérieure d’ingénierie et de technologie II de Hô Chi Minh-Ville, les entreprises japonaises sont très strictes dans le recrutement de la main-d'œuvre. Par conséquent, afin de les convaincre que la qualité des travailleurs vietnamiens, son école a mis en œuvre de nombreuses mesures : coopération stratégique avec les entreprises ; développement de la confiance via la formation ; création du modèle intitulé «L'école et les enseignants se partagent les frais d’étude» permettant d’aider les enseignants à obtenir des certificats professionnels internationaux ; demande aux partenaires et entreprises d’offrir des équipements de formation....

Participant aussi à la formation de la main-d’œuvre pour le marché japonais, Lê Quôc Binh, directeur de l’École supérieure professionnelle de Hô Chi Minh-Ville, a expliqué que ces dernières années, le nombre d'étudiants diplômés envoyés au Japon avait augmenté progressivement grâce à la coopération fructueuse avec les entreprises japonaises. Cependant, il s’inquiète, tout comme les autres écoles, de la violation des contrats de travails de la part des Vietnamiens. Ces derniers sont parfois poussés par le désir de gagner plus d’argent avant la fin du contrat pour pouvoir retourner au pays natal. En plus, certains travailleurs mal informés ne respectent pas les règles juridiques du pays d’accueil. Une réalité qui affecte l’envoi de la main-d’œuvre vietnamienne, mais aussi la réputation des écoles de formation professionnelle et celles des entreprises d’exportation de main-d’œuvre.

Trouver rapidement des solutions

En outre, l'analyse montre que certains travailleurs vietnamiens compétents commettent encore des erreurs au niveau contractuel, liées notamment aux frais de formalités, à la rétention d’une partie du revenu, et des déductions de prestations supérieures au contrat initialement signés entre les deux parties. De plus, au retour, en dépit de nouvelles compétences professionnelles, les employés ont du mal à trouver un emploi.

Par conséquent, les EEMO et les CFSET proposent aux autorités d’avoir des politiques d'aide financière pour les travailleurs, en particulier les travailleurs appréciés pour leurs comportements et ayant progressé dans leur apprentissage. En outre, il est demandé de donner la priorité aux employés ayant déjà travaillé à l’étranger afin de profiter de leur professionnalisme et/ou les embaucher comme formateurs. 

Lors du séminaire, les participants ont également rappelé leurs recommandations aux organismes étatiques concernant les points suivants : élaborer et établir des punitions efficaces en cas d’illégalité dans le recrutement et l’emploi des travailleurs ; établir des politiques fiscales préférentielles pour encourager les exportateurs de main-d'œuvre à chercher les meilleurs marchés d’emploi ; construire des politiques d’emprunts pour la formation professionnelle et les apprenants. Au niveau des écoles, elles doivent consulter le secteur de l'éducation, le ministère du Travail, des Invalides de guerre, et des Affaires sociales dans l'établissement de normes de compétence professionnelle équivalentes aux normes internationales. Enfin, il est nécessaire de constituer un système pour reconnaître officiellement les écoles à la formation et à l’exportation de mains-d’œuvre.

Texte et photos : Quang Châu/CVN


 

 
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