26/12/2016 12:17
Une charrette tractée par un zébu massif sort en cahotant de la forêt tropicale d'Ambanja, dans le Nord de l'île de Madagascar. Sa cargaison de cabosses de cacao va être vendue quelques euros à peine pour devenir un des chocolats les plus prisés de la planète.
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Récolte du cacao dans la forêt tropicale d'Ambanja, à Madagascar, le 30 novembre. Photo : AFP/VNA/CVN

"Ces cabosses rouges, c'est du criollo, le cacao le plus recherché au monde !", affirme fièrement Cyrille Ambarahova, petit producteur au milieu de son hectare de cacaoyers étiquetés "100% bio" et certifiés "commerce équitable".

Avec ses deux ouvriers munis d'un long bâton surmonté d'un crochet en métal, il trie avec soin les cabosses les plus mûres.

Si le cacao est arrivé à Madagascar dans les années 1900, ce n'est que depuis une vingtaine d'années qu'il a vraiment pris le pas sur les plantations de café, victimes notamment de la concurrence sud-américaine. Et à la différence de la vanille, l'autre produit de luxe de la région, il peut se récolter toute l'année.

Une fois les cabosses tombées des arbres, les ramasseurs emmènent la cargaison à dos de zébu dans l'arrière-cour de la maison de Cyrille pour en extraire les fèves fraîches.

À ce stade, difficile d'imaginer que ces grappes blanchâtres et gluantes finiront par devenir du chocolat fin.

Avec une production annuelle de 7.000 tonnes, Madagascar reste un nain du marché mondial du cacao, mais ses variétés dont le fameux "criollo" lui ont permis de décrocher l'appellation très prisée de "cacao fin".
 
AFP/VNA/CVN
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