28/11/2016 18:01
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) va tenter le 30 novembre à Vienne de sceller un accord pour limiter sa production et ainsi faire remonter les cours, mais de nombreuses incertitudes pèsent sur ces négociations extrêmement complexes, notamment les modalités pratiques d'une telle entente.
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Les ministres de l'OPEP ont convenu en septembre à Alger, lors d'une réunion informelle, de ramener leur production entre 32,5 et 33 millions de barils par jour. Photo : AFP/VNA/CVN

Ce serait la première fois depuis huit ans que le cartel parviendrait à s'entendre pour diminuer sa production.

Depuis plusieurs semaines, les tractations entre les 14 membres pour mettre en place des quotas par pays vont bon train pour aboutir à cet accord, réclamé à cor et à cris par les pays les plus dépendants de la manne pétrolière (Nigeria, Venezuela...), mais compromis par les fortes rivalités entre l'Iran et l'Arabie saoudite, et la situation précaire de certains producteurs en guerre (Irak, Libye).

Les ministres de l'OPEP ont convenu il y a deux mois à Alger lors d'une réunion informelle de ramener leur production entre 32,5 et 33 millions de barils par jour (mbj) et de parvenir à un accord avec d'autres grands producteurs, à commencer par le premier d'entre eux, la Russie, qui s'y est dit favorable, pour relancer des cours déprimés par une surabondance d'offre depuis l'été 2014.

Tombés en début d'année à 26-27 dollars le baril, les prix du pétrole ont amorcé depuis une spectaculaire remontée, alimentée par des interruptions de production et les espoirs d'une entente internationale sur les niveaux de production. Ils oscillent depuis mi-août entre 42 et 53 dollars le baril en moyenne.

"Un nombre croissant d'analystes pétroliers semble s'accorder avec les marchés sur le fait que l'OPEP sera en mesure de s'entendre sur une certaine forme d'accord avec la Russie pour résorber la production de brut", a commenté Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com.

Le ministre algérien de l'Énergie, Noureddine Boutarfa, et son homologue vénézuélien Eulogio del Pinose sont attendus le 28 novembre à Moscou pour tenter de convaincre la Russie d'abaisser sa production de 600.000 barils par jour.

Le ministre russe de l’Énergie, Alexandre Novak, avait fait savoir le 24 novembre que le cartel avait proposé à Moscou de réduire sa production de 500.000 barils par jour.

Reste à savoir si une telle mesure peut encore être efficace, alors que l'OPEP a pompé plus de brut que jamais en octobre - 33,64 mbj -, que la production russe a beaucoup augmenté ces dernières années pour atteindre plus de 11 mbj, et que plusieurs membres de l'OPEP demandent à être exemptés de toute mesure contraignant leur offre.

Selon des informations ayant fuité cette semaine dans la presse, chaque pays se verrait proposer de réduire sa production 4% à 4,5%, à l'exclusion de la Libye, qui a jugé le 27 novembre "impensable" toute réduction de sa production, et du Nigeria.
 
AFP/VNA/CVN
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