15/03/2017 14:33
Les Néerlandais, pour beaucoup encore indécis après une campagne marquée par des questions d'identité et une crise diplomatique avec la Turquie, sont appelés aux urnes mercredi 15 mars pour des législatives considérées comme un baromètre du populisme avant des votes similaires en Europe.

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Mark Rutte (centre) entre Alexander Pechtold et Geert Wilders, lors d'un débat télévisé, le 14 mars 2017, à La Haye.
Photo : AFP/VNA/CVN


Après le Brexit au Royaume-Uni et la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, tous les yeux sont braqués sur la formation du député islamophobe Geert Wilders, qui est redescendu dans les derniers sondages près avoir caracolé en tête pendant de nombreux mois.

Les 12,9 millions d'électeurs potentiels pourront se rendre aux urnes dès 07h30 (06h30 GMT) sur le chemin du travail ou de l'école, les bureaux de postes étant installés dans les gares, les magasins, ou parfois même chez des particuliers.

Les bureaux fermeront à 21h00 (20h00 GMT), et les premières estimations sont attendues peu après, alors qu'un nombre record d'électeurs ignorent vers quel candidat se portera leur crayon rouge une fois dans l'isoloir.

Dans une ultime tentative de séduire les électeurs, les têtes de listes se sont écharpées mardi soir 14 mars à la télévision. "Si les gens ont besoin d'un dirigeant, c'est vers moi que leur regard se tourne", a affirmé le Premier ministre Mark Rutte.

Ce candidat du statu quo a tenté de transformer l'élection en duel avec Geert Wilders et assuré aux Néerlandais qu'ils avaient le choix entre deux options : le chaos ou la stabilité.

Baisse de Wilders

Les derniers sondages publiés mardi 14 mars montrent que le Parti populaire libéral et démocrate (VVD) de Mark Rutte distance le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders.

Le VVD est crédité de 24 à 28 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du parlement néerlandais, loin pourtant de ses 40 sièges au parlement sortant.

Le PVV, qui a fait la course en tête pendant des mois, n'est crédité que de 19 à 22 sièges et est talonné par les partis traditionnels, comme l'Appel Chrétien-démocrate (CDA) et les progressistes de D66. Le CDA, qui a longtemps dominé la politique néerlandaise, pourrait également devenir la plus grande formation du pays, et est presque assuré de se retrouver au gouvernement. Pendant la campagne, il a proposé d'obliger les écoliers à chanter l'hymne national et a rouvert le débat sur la double nationalité.

Tout comme le VVD, ces deux partis ont promis de ne pas collaborer avec Geert Wilders. Dans son programme politique qui tient en un feuillet, celui-ci a promis de fermer les frontières aux immigrants musulmans, d'interdire la vente du Coran et de fermer les mosquées, dans un pays dont la population compte environ 5% de musulmans.

Alors que ses vues lui ont apporté un soutien au cœur de la crise migratoire, beaucoup de Néerlandais les estiment trop fortes.

"Il a le droit de donner son opinion mais il ne propose aucune solution, il ne fait que créer de la peur", estime ainsi Niels en regardant le débat depuis un bar de La Haye.


AFP/VNA/CVN

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