12/11/2016 16:55
Les forces d'élite irakiennes ont relancé l'offensive sur Mossoul (Nord), dernier bastion du groupe État islamique (EI) en Irak, au moment où l'ONU faisait état de l'exécution par les jihadistes de dizaines de personnes pour "trahison".

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Des soldats irakiens, le 11 novembre 2016, à Samah, dans la banlieue est de Mossoul.
Photo : AFP/VNA/CVN 


Dans le même temps, en Syrie voisine, des combattants arabes et kurdes soutenus par la Coalition internationale antijihadiste continuent d'avancer vers Raqa (Nord), l'autre grand fief du groupe ultra-radical.

Confrontées à une vive résistance de l'EI lors de leur entrée il y a une semaine dans les quartiers est de Mossoul, les Unités du contre-terrorisme irakien (CTS) avaient décidé de consolider leurs positions dans la périphérie avant de poursuivre leur progression. "Nos forces ont lancé l'attaque contre Arbajiyah", a déclaré vendredi 11 novembre un commandant des CTS, Mountadhar Salem, se référant à une zone dans l'est de la deuxième ville d'Irak. Ces combats interviennent "après quelques jours de calme".

Selon un autre commandant de ces forces d'élite, Ali Hussein Fadhel, les combattants s'approchent de Karkoukli, un autre quartier dans l'est de Mossoul. Les jihadistes résistent avec des attaques-suicides, des voitures piégées et en disséminant des explosifs dans les maisons et immeubles. L'EI a également mis en place un vaste réseau de tunnels souterrains pour mener une guérilla urbaine. Il utilise aussi les civils comme boucliers humains.

Vendredi 11 novembre en fin de journée, les combats ont connu une accalmie, même si CTS tiraient périodiquement au mortier vers des positions de l'EI dans la région d'Arbajiyah, a constaté l'AFP.

Civils exécutés

 


Entre 3.000 et 5.000 jihadistes se trouveraient à Mossoul, selon des estimations américaines. Leur chef, Abou Bakr al-Baghdadi, les a exhortés à lutter jusqu'au bout.

Selon l'ONU, l'EI a exécuté cette semaine au moins 60 civils à Mossoul et dans ses environs. Les victimes étaient vêtues d'une tenue orange, avec des inscriptions : "Traîtres et agents des ISF" (acronyme anglais pour les forces irakiennes de sécurité), affirme le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme.

L'EI "rassemble des personnes dans des rues de Mossoul et les exécute en public" par balles ou par décapitation, selon un habitant, Abou Saif, joint par l'AFP.

Les enfants sont aussi victimes de ces combats et une dizaine d'entre eux sont soignés chaque jour pour de graves blessures, a affirmé vendredi 11 novembre Save the Children.

Les combats poussent de nombreux civils à fuir. Plus de 47.000 personnes ont été déplacées en Irak depuis le lancement le 17 octobre de cette vaste offensive sur Mossoul des forces irakiennes, soutenues par la coalition internationale, a indiqué vendredi 11 novembre l'Organisation internationale pour les migrations.

Depuis cette date, seules les forces d'élite irakiennes ont réussi à pénétrer dans la ville.

Au nord et à l'est de Mossoul, les combattants kurdes, les peshmergas, ont repris à l'EI plusieurs villes et villages.

Au Sud, l'armée irakienne a également progressé et se trouve près de la cité antique de Nimrod, à une trentaine de kilomètres de Mossoul.

Sur le front Ouest, une coalition de milices, pour la plupart chiites, mène aussi des combats contre l'EI, notamment pour couper l'axe de ravitaillement des jihadistes avec Raqa, leur "capitale" en Syrie voisine.

 

AFP/VNA/CVN

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