11/10/2016 11:02
Le projet d'amendement à la Constitution (PEC) présenté en ce sens par le gouvernement Temer a été approuvé par une écrasante majorité de 366 députés sur 480 députés présents, nettement supérieure aux 3/5 requis (308 votes).
>>Le conservateur Temer gouvernera un Brésil en pleine tourmente
>>Dilma Rousseff destituée, Michel Temer nouveau président

Le président brésilien Michel Temer.
Photo : AFP/VNA/CVN
Cent onze députés ont voté contre et deux se sont abstenus. Le texte devra encore effectuer des navettes entre le Congrès des députés et le Sénat pour être adopté définitivement d'ici la fin de l'année.

Fortement critiqué par l'opposition de gauche, il vise à imposer pendant 20 ans un plafond aux dépenses publiques de l'État fédéral brésilien, qui ne pourront pas croître globalement au-delà de l'inflation annuelle, y compris pour l'éducation et la santé publiques.

L'amplitude de ce vote en première lecture constitue une importante victoire pour Michel Temer qui a assumé la présidence du Brésil après la destitution controversée de la présidente de gauche Dilma Rousseff le 1er septembre par le Sénat pour maquillages des comptes publiques.

Presque aussi impopulaire que Mme Rousseff, mais conforté par la déroute du Parti des travailleurs (PT, gauche) de l'ex-présidente au 1er tour des élections municipales du 2 octobre, Michel Temer a fait de cette mesure la "priorité" de son gouvernement pour rééquilibrer les comptes publics du Brésil, confronté à sa pire récession économique en un siècle.

"L'approbation de la PEC est fondamentale pour éviter la spirale inflationniste et la récession. La dette pourra atteindre 100% du PIB en 2024 ou même avant" et ce serait "la faillite de l'État brésilien", avait-il mis en garde fin septembre.

Selon le ministère de l’Économie, de 1991 à 2015, les dépenses primaires de l'État (avant le paiement des intérêts de la dette) sont passées de 10,8% à 19,5% du PIB.

Le PIB brésilien s'est contracté de 3,8% en 2015 et devrait encore chuter de 3% en 2016, tandis que la dette publique est passée de 52% du PIB en 2013 à plus de 70% en août.
 
AFP/VNA/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Le programme REG 100 renforce la qualité des resources humaines