10/02/2017 20:33
Malgré la pression des études et les emplois du temps chargés, les milliers d’étudiants vietnamiens partis à l’étranger ne négligent pas le Têt traditionnel, même s’ils sont loin de chez eux. C’est notamment le cas des étudiants vietnamiens à Strasbourg.
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La danse de la licorne, exécutée habituellement pour le Nouvel An, est censée apporter de la chance. Photo : AEVS/CVN

Les jeunes vietnamiens arrivés fraîchement en France fêtent leur premier printemps qui ne ressemble pas à celui des années précédentes, loin de leur pays d’origine. Pourtant, tout autour d’eux, la vie s’écoule normalement. L’agitation pendant la période du Têt et leurs proches ne sont pas là. Les jeunes vietnamiens ressentent ainsi toutes sortes d’émotions, mais la nostalgie laisse place à une certaine joie. Ils sont ravis de fêter d’une certaine manière le Têt avec leurs nouveaux amis et faire découvrir leur fête traditionnelle dans un pays étranger. «C’est la première fois que je passe le Têt loin de ma famille. Mais je me sens rassurée de pouvoir retrouver certaines spécialités et d’écouter les mélodies traditionnelles», a confiée Ngô Hà Bao Khanh, étudiante en première année en administration économique et sociale à l’Université de Strasbourg.  

D’un autre côté, Nguyên Thi Trinh Lan, doctorante en pharmacie, fête son quatrième Têt à Strasbourg. Elle a moins le mal du pays qu’autrefois et se joint volontiers avec les jeunes étudiants vietnamiens dans une atmosphère chaleureuse.

Une préparation méticuleuse

Depuis 2012, l’Association des étudiants vietnamiens à Strasbourg (AEVS) organise annuellement la fête du Têt. Elle s’organise longtemps à l’avance et essaie de régler toutes les complications en amont comme la taille de la fête ou l’accueil des étudiants non-vietnamiens à la fête. Il est donc nécessaire de s’y prendre quatre mois avant l’arrivée du Têt et de mobiliser une vingtaine de personnes.

La danse traditionnelle présentée lors de la fête du Têt à Strasbourg.
Photo : AEVS/CVN

Malgré toutes les contraintes des études et du climat particulièrement froid, les membres de l’AEVS se voient chaque week-end pour préparer et répéter les chansons, les danses et les costumes de spectacle. Quand la fête approche enfin, ils emballent des gâteaux de riz gluant (banh chung) et préparent les plats traditionnels tels que des nems, des rouleaux de printemps,… etc.

«Ces rencontres me permettent de mieux constater les différences des vietnamiens des différentes régions du pays. Les garçons du Sud sont joyeux et drôles, les filles du Nord sont habiles et douces, les filles de Huê (Centre) possèdent une voix douce et charmante», a indiqué Nguyên Phuong Vu, président de l’AEVS, en souriant.

Il a aussi ajouté : «L’organisation de cette fête nous permet non seulement de faire découvrir notre culture aux autres étudiants mais aussi d’appliquer nos connaissances dans le domaine de l’art ou dans la gestion de projets et de marketing».

Les jeunes ambassadeurs

Le Nouvel An est enfin arrivé. Entre deux et trois cents Vietnamiens et Européens sont venus assister à la fête. On offre la possibilité de déguster les spécialités, pendant que les jeunes interprètent des danses folkloriques et modernes, ainsi que des chansons romantiques et animées. La danse de bambou en rythme ravit adultes et enfants. L’ambiance rappelle celle qu’on retrouve au Vietnam.

Les Européens sont ravis de recevoir la pochette rouge qui apporte la chance et la prospérité dans la nouvelle année. Photo : AEVS/CVN

La joie envahit le cœur des organisateurs lorsqu’ils reçoivent les commentaires des participants. Ils deviennent ainsi de véritables ambassadeurs de leur cher pays. «Je suis très contente et fière d’avoir pu présenter la nourriture et la culture vietnamienne à mes amis internationaux. Cette fête a aussi réussi à resserrer la solidarité entre les étudiants», a précisé Nguyên Thi Trinh Lan.

Pour ceux qui ont quitté le Vietnam à un jeune âge, cette fête est particulièrement importante. «Je suis très content. Les plats sont délicieux, les numéros artistiques sont très impressionnants et renforcent ma préférence pour la danse traditionnelle vietnamienne. Cela me rappelle les souvenirs de mon pays natal», a déclaré Cao Lâm, expatrié vietnamien à Strasbourg.

Et pour les étrangers, cette fête est un évènement incontournable. Phoenix Six, participant de la fête, a commenté sur la page Facebook du groupe AEVS :
«Merci pour cette très belle soirée, qui m’a permis de découvrir une petite partie de la culture vietnamienne. J’ai beaucoup apprécié, au plaisir de revenir l’année prochaine»
Dang Huong/CVN
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