17/11/2016 16:07
Le Maroc et la Banque mondiale (BM) ont lancé, le 16 novembre à Marrakech, en marge de la COP22, la première plateforme d'investissement vert en Afrique, a-t-on appris de source officielle.
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Des délégués participant à la COP22, le 16 novembre à Marrakech.
Photo : AFP/VNA/CVN

Au terme d'un protocole d'accord signé le 16 novembre à Marrakech, le Maroc et la BM ont annoncé la création du "Green Growth Infrastructure Facility for Africa" ("GGIF for Africa"), a rapporté l'agence de presse marocaine MAP.

Cette structure a pour objectif de "catalyser la transition en Afrique vers une économie verte" et "d’orienter les flux de capitaux vers la mise en place de projets d'infrastructures efficaces, durables et à faible intensité de carbone". Il s'agit d'attirer des fonds privés "à la recherche d'investissements responsables et écologiques" sur le continent. Ceci alors que "les fonds publics disponibles" pour ce genre de projets "sont bien inférieurs aux montants nécessaires pour éviter une hausse importante des températures", selon la MAP.

Le nouveau fonds entend également répondre aux besoins "importants" d'accès aux infrastructures en Afrique, et au chantier d'électrification du continent. La participation marocaine se fait via le fonds souverain Ithmar Capital, dont l'annonce de la création a été faite pendant la COP22.

Né de la reconversion du Fonds marocain de développement touristique (FMDT), Ithmar Capital a été élargi à tous les secteurs de l'économie marocaine. Il a pour objectif "d'accompagner les stratégies sectorielles nationales, et se positionne comme un fonds stratégique qui vise à encourager les partenariats entre les entreprises privées et les institutions gouvernementales nationales et internationales", selon le communiqué annonçant son lancement.

Outil de diplomatie économique, Ithmar Capital "se place en particulier comme +une porte d'entrée+ des investissements institutionnels" en Afrique, a expliqué le site d'informations Telquel. Il aura pour "mission d'accompagner +financièrement+ la politique africaine du Maroc en attirant et orientant les investisseurs étrangers vers l'Afrique, permettant ainsi de drainer des flux de capitaux dans des projets structurants à forte valeur ajoutée".

La COP22, qui se tient du 7 au 18 novembre à Marrakech, a fait du financement de l'action climatique et de l'Afrique son cheval de bataille.

Un sommet de la Finance s'est tenu en marge de la COP22, tandis que le roi Mohammed VI a réuni le 16 novembre en sommet d'une vingtaine de chefs d'État africains. Le continent est l'une des régions de la planète les plus touchées par les changements climatiques.
 
AFP/VNA/CVN

Message du Roi marocain à la Conférence COP22

Dans le cadre de la 22ème session de la Conférence des Parties à la convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP22), tenue du 07 au 18 novembre 2016 au Maroc, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a prononcé un discours le 15 novembre 2016 devant la séance plénière de Haut niveau de cette conférence.
 
Sa Majesté le Roi a réitéré l’engagement du Maroc en faveur de la protection de l’environnement, tout en soulignant que «le Maroc consacrera ses efforts, pendant son mandat, et les ressources financières disponibles durant cette courte période pour remplir cette mission».

Sa Majesté le Roi a mis également en exergue «l’engagement fiait de prendre à bras le corps la problématique des changements climatiques à travers l’application de l’Accord de Pans, traduit notre volonté commune de renforcer la solidarité intergénérationnelle, cette implication est une nécessité morale et un devoir humain, doit s’adosser à la fois dans l’inéluctabilité du destin commun et la solidarité sincère entre le nord et le sudpour préserver la dignité humaine».

Enfin, Sa Majesté le Roi a lancé un appel à toutes les parties pour œuvrer à donner corps à l’attachement de la communauté internationale aux valeurs de justice et de solidarité, en précisant que «l’Accord de Paris n’est pas une fin en soi», et que la conférence de Marrakech «est un test réel pour mesurer la fiabilité des engagements que les États avaient souscrits et la crédibilité des parties qui les ont annoncés».
Ambassade du Maroc/CVN
 
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