28/10/2016 10:33
Les pelleteuses ont entamé à grande échelle, jeudi 27 octobre, la destruction de la "Jungle" de Calais, quasiment désertée, mais des migrants erraient toujours dans cette zone, entre candidats au départ vers des centres d'accueil et ceux bien décidés à passer en Angleterre.

>>"Jungle" de Calais : l'opération d'évacuation des migrants reprend
>>Dernière nuit avant le démantèlement de la "Jungle"
 

La "Jungle" en cours de démolition, des migrants toujours dans la zone de Calais.
Photo : AFP/VNA/CVN

En fin de journée, les forces de l'ordre avaient bloqué quelque 120 migrants, visiblement à bout, dans une rue à proximité de l'ancien camp, les empêchant d'y entrer de nouveau. Des militants de l'ultra gauche No Border s'étaient mêlés à eux, selon une source policière.

Puis, finalement, menée par des associations, la centaine de migrants, dont visiblement un bon nombre de mineurs, s'est dirigée, balluchons à la main, vers le sud de la "Jungle", où ils ont investi des anciens lieux de vie pour y passer la nuit.

"On ne peut pas dire que l'opération est terminée s'il y a encore du monde. L'
État a des obligations envers ces migrants qui sont mineurs pour beaucoup", a affirmé Anne-Lise Coury, coordinatrice MSF.

Dès 08h30 jeudi 27 octobre, les pelleteuses étaient entrées en action pour raser le bidonville. Objectif: faire rapidement place nette pour éviter tout "appel d'air", a expliqué la préfète Fabienne Buccio, car "on a commencé à voir arriver des migrants d'Allemagne, de Paris et d'ailleurs". Ces travaux seront terminés "lundi soir 24 octobre".

Entre 6.400 et 8.100 personnes y vivaient encore la semaine dernière, principalement venues d'Afghanistan, du Soudan et d'Érythrée. Au total, 6.000 migrants, selon la préfète, sont "passés par le sas" installé lundi 24 octobre au début de l'opération d'évacuation et fermé mercredi soir 26 octobre.


Éviter les squats

Jeudi 27 octobre, huit bus sur les dix mis en réserve, transportant en tout 226 majeurs et 16 mineurs, sont encore partis de Calais, selon Didier Leschi, directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii).

Des associations, dont L'Auberge des migrants et le Secours catholique ont, elles, affirmé qu'entre 2.000 et 3.000 migrants ayant fui la "Jungle" se son ré-installés ailleurs, dans le Calaisis ou à Paris, destination confirmée par la police aux frontières (PAF).

"Après le démantèlement, je maintiendrai des forces de l'ordre pour faire des contrôles en profondeur, démanteler les squats, permettre l'orientation des migrants vers les CAO, reconduire à la frontière ceux qui relèvent de l'immigration irrégulière", a assuré le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, lors des questions au gouvernement au Sénat. Selon la Cimade, 90 placements en rétention ont d'ailleurs été opérés depuis lundi 24 octobre.

Selon le ministre, depuis début 2016, "près de 2.000 migrants irréguliers ont été reconduits aux frontières à partir de Calais".

"Il faut impérativement éviter la reconstitution de squats. Il sera inacceptable que les Calaisiens ne se retrouvent à nouveau dans une situation insupportable qui n'a que trop duré", a affirmé de son côté la maire de Calais, Natacha Bouchart, dans une lettre ouverte aux Calaisiens.

AFP/VNA/CVN

 

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