01/11/2016 16:48
Choi Soon-sil, confidente de longue date de la présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, a été placée d'urgence en détention le soir du 31 octobre à l'occasion de son audition devant des procureurs qui enquêtent sur des accusations de corruption et d'ingérence dans des affaires d'État, rapporte le 1er novembre la presse locale.
>>Choi Soon-sil convoquée par les procureurs pour ingérence présumée dans des affaires d'État

Des manifestants portant des masques de la présidente de Corée du Sud Park Geun-Hye (droite) et de son ex-confidente Choi Soon-Sil, dénoncent les liens entre elles lors d'un rassemblement à Séoul, le 27 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Cette procédure en urgence a été décidée pour éviter qu'elle ne prenne la fuite ou détruise d'éventuelles preuves. Convoquée le 31 octobre à 15h par les magistrats, Mme Choi a été placée officiellement en détention à 23h57 (14h57 GMT). Un mandat d'arrêt formel devrait ensuite être délivré sous 48 heures.

Mme Choi, 60 ans, avait créé la surprise en revenant le 30 octobre à Séoul après un séjour de deux mois en Europe. Elle avait fait savoir via son avocat qu'elle coopérerait pleinement avec la justice de son pays.

Très proche amie de Mme Park depuis le milieu des années 1970, Mme Choi est accusée de s'être ingérée dans des affaires d'État grâce à ces liens et de s'être livrée à des malversations au sein de fondations.

Selon la presse, elle aurait reçu des discours et des communiqués présidentiels avant même que Mme Park ne les prononce ou les diffuse officiellement, dont un discours prononcé à Dresde (Allemagne) en 2014 dans lequel la présidente expose sa vision sur la réunification avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

Parmi les autres documents qui lui étaient remis quotidiennement figuraient les programmes de voyages présidentiels à l'étranger et les détails de rencontres secrètes avec des représentants de la RPDC à l'époque du prédécesseur de Mme Park, Lee Myung-bak.

Mme Choi est également soupçonnée de s'être immiscée dans de grandes décisions nationales, dont l'arrêt du complexe industriel inter-coréen de Kaesong et la nomination de ministres. Ces décisions auraient été prises après consultation avec ses propres conseillers, au rang desquels un réalisateur de publicités et un ancien escrimeur de l'équipe nationale.

On l'accuse également d'avoir utilisé à son profit deux associations à but non lucratif, les fondations Mir et K-Sports, dont le financement était assuré grâce à des pressions sur les chaebols (conglomérats), dont Samsung et Hyundai qui auraient versé des dizaines de millions de dollars.

Par ailleurs, Choi Soon-il aurait usé de son influence pour faire admettre sa fille dans une prestigieuse université. Une accusation qui a poussé des lycéens à manifester le week-end dernier, alors que l'on sait qu'un bon parcours universitaire est souvent déterminant en Corée du Sud.

Xinhua/VNA/CVN
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