03/02/2017 19:22
Paris lance vendredi 3 février sa campagne internationale en vue de l'élection de la ville hôte des JO-2024, avec la Tour Eiffel illuminée en toile de fond d'un discours très universel, destiné à conjurer l'échec de ses dernières candidatures olympiques.
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Des images autour de la candidature de Paris pour les JO-2024 sont projetées sur l'Arc de Triomphe, lors du réveillon du Nouvel An, le 31 décembre 2016.
Photo : AFP/VNA/CVN

Preuve de son ouverture au monde, Paris-2024 dévoilera aux alentours de 18h00 un slogan de campagne en anglais, puis sa version française, quand le précédent, "l'Amour des Jeux", n'avait pas eu droit à une déclinaison dans la langue de lord Sebatian Coe, patron de Londres-2012.

Tenue secrète depuis plusieurs semaines, la devise de Paris-2024 devrait tourner autour de la notion de partage, "share". De là à imaginer un "Share the Games"....

Car c'est au monde que vont désormais s'adresser les partisans de la candidature française et leurs rivaux de Los Angeles et Budapest, autorisés par le CIO à communiquer à l'international à partir de vendredi, après des mois de discours limités à leurs seuls territoires.

La communication débloquée

Les trois villes étaient jusqu'à présent contraintes à une très grande réserve en matière de promotion de leur dossier et à de prudentes circonvolutions de langage avec les membres du CIO. A un peu plus de sept mois de l'élection, le 13 septembre à Lima, les freins sont levés.

Concrètement, les candidates vont pouvoir s'adresser à un public étranger, utiliser les événements sportifs d'audience internationale pour s'exposer médiatiquement et surtout entrer dans le détail de leur dossier avec la centaine d'Olympiens appelés à voter au Pérou, pratique mieux connue sous le nom de lobbying.

Los Angeles, co-favorite avec Paris, est également dans les starting-blocks, désireuse d'effacer auprès du mouvement olympique et du CIO en particulier l'effet désastreux des premières mesures de Donald Trump, notamment en matière d'entrée aux États-Unis.

Budapest, troisième impétrante et Petit Poucet désigné, attendra la mi-février avant de se lancer. Les promoteurs de la candidature hongroise, menacée par un référendum d'initiative populaire, ont en effet décidé de se consacrer pour le moment à "démontrer aux habitants de Budapest la façon dont les jeux olympiques pourraient améliorer leur vie".

La vision de l'héritage dévoilée

Vendredi 3 février, à l'heure des festivités parisiennes prévues entre le Trocadero et la Tour Eiffel devant de nombreux représentants de la presse internationale, le CIO aura reçu le dernier chapitre des dossiers de candidature.

Consacré à l'héritage et à la livraison des Jeux, il donnera une image concrète du déroulé de la quinzaine olympique et de son pendant paralympique sur le plan logistique : transports, hébergement, sécurité, expérience des athlètes et des spectateurs...

Le dossier 3, c'est également celui où est précisé l'héritage, +legacy+ en anglais, que laisseront les Jeux proposés. Imposée depuis le début des années 2000 par le CIO, la notion d'héritage durable est devenue l'un des premiers critères de choix pour les votants. L'objectif assumé est d'éviter des Jeux dispendieux, conçus pour n'exister qu'une quinzaine, avant de laisser des dettes abyssales au pays organisateur, à l'image de ceux d'Athènes en 2004.

L'héritage repose sur cinq piliers aux yeux du CIO : les infrastructures et les sites naturels à préserver, la gestion des ressources, la mobilité, les ressources humaines et le climat.

Los Angeles et Paris, les deux candidatures favorites aux yeux des observateurs, n'ont pas eu de mal à répondre. Leurs infrastructures sont construites pour l'essentiel, déjà "héritées" des Jeux californiens de 1984 pour la première. Budapest, elle, devra s'appliquer à convaincre de l'utilité des équipements pérennes prévus.

Mais l'héritage n'est pas seulement matériel et solide, mais aussi immatériel et sociétal, en terme d'emplois, de pratique du sport ou d'environnement. Des critères beaucoup plus difficiles à évaluer pour les membres du CIO qui recevront les candidates en audition, en juillet à Lausanne, dernière répétition avant le grand oral de Lima.

AFP/VNA/CVN

 

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