18/11/2016 16:47
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a assuré jeudi 17 novembre que Donald Trump était un leader en lequel il pourrait avoir "confiance", après avoir été le premier dirigeant étranger à rencontrer en face-à-face le futur président américain.

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Le Premier ministre japonais Shinzo Abe (droite) et le président américain élu Donald Trump, le 18 novembre à New York.
Photo : AFP/VNA/CVN


Le magnat de l'immobilier a reçu le Japonais en même temps qu'il menait d'intenses consultations pour attribuer les principaux portefeuilles de son administration.

"J'ai la conviction que Donald Trump est un dirigeant de grande confiance", a déclaré M. Abe à l'issue de sa rencontre de plus d'une heure avec M. Trump dans son QG de "Trump Tower" à New York.

Même s'il n'a pas dévoilé la teneur de leurs discussions, le dirigeant japonais a qualifié de "chaleureuses" et "franches" ses premières discussions avec le successeur de Barack Obama.

Les déclarations du milliardaire pendant la campagne avaient eu de quoi inquiéter Tokyo, grand allié des
États-Unis en Asie : dépourvu de toute expérience diplomatique, M. Trump avait notamment dit envisager le retrait des soldats américains du sud de la péninsule coréenne et de l'archipel nippon à défaut d'une hausse significative de la contribution financière des deux pays.

Il avait aussi suggéré que le Japon et la Corée du Sud se dotent de l'arme atomique face à la menace de la République populaire démocratique de Corée. Et vilipendé les traités de libre-échange comme le Partenariat transpacifique (TPP), cher à Tokyo pour contenir la puissance chinoise.

Pas sûr que ces sujets aient été abordés jeudi: la porte-parole du président-élu avait prévenu qu'aucune "discussion approfondie" ne pourrait avoir lieu tant que M. Trump ne serait pas investi président.

Mais ce baptême du feu diplomatique intervient alors que Donald Trump multiplie les consultations - y compris parmi des Républicains qui l'avaient vivement critiqué pendant la campagne - pour choisir le successeur de John Kerry à la tête de la diplomatie américaine.

Le nom de Mitt Romney, candidat malheureux à la présidence américaine face à Barack Obama en 2012, a ainsi fait surface pour la première fois jeudi 17 novembre.

L'ex-gouverneur du Massachusetts, 69 ans, devrait être reçu samedi 19 novembre par M. Trump dans son club de golf de Bedminster, dans le New Jersey, selon CNN.

Le sénateur Jeff Sessions, dont le nom revient beaucoup pour les portefeuilles de la Justice ou de la Défense, a confirmé en partie ces informations en sortant du QG de Trump à New York jeudi 17 novembre.

"Je trouve que c'est bien que le président élu rencontre des gens comme Mitt Romney", a-t-il déclaré. "Je crois que M. Romney serait capable de faire pas mal de choses. Je suis sûr qu'il fait partie de ceux qui sont envisagés. Mais c'est M. Trump qui prendra la décision finale".

AFP/VNA/CVN

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