16/11/2016 18:17
Rien de tel, pour l'édification générale, qu'un détour par le musée du phallus à Reykjavik : de l'invisible appendice des elfes au monumental membre des cétacés, c'est un curieux cabinet des "onze mille verges" que les touristes parcourent en gloussant.
Vue extérieure du Musée du phallus à Reykjavik en Islande, le 27 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN


Dans une vaste salle noyée de lumière, des pénis en tout genre, de toute forme et de toute taille côtoient des œuvres et artefacts figurant des membres virils, entre totem et téléphone.

"Je suis venu vérifier que c'était vrai, qu'il existait vraiment un musée du pénis à Reykjavik", sourit Jerry Andersson, un touriste américain interloqué par le plus grand spécimen du lieu: la partie supérieure du phallus d'un grand cachalot.

Très justement nommé "baleine à sperme" en anglais (Sperm Whale), le mammifère affiche 1,70 mètre et 75 kilos de chair conservée dans du formol et présenté dans un énorme tube de plexiglas à l'entrée du musée.

Un peu plus loin, de pétillantes sexagénaires canadiennes pouffent comme des adolescentes, cherchant à apercevoir le membre d'un elfe ou "homme caché", dans un tube transparent.

Contrairement à d'autres qui jurent l'avoir distingué, ces touristes n'ont rien vu, insensibles au pouvoir magique des petits lutins islandais.

Mais ça n'a pas d'importance: tout comme leurs compagnons de voyage, elles sont venues pour s'amuser.

"Qui pourrait résister à une visite du musée du pénis ?", s'exclame Kim, 62 ans, venue d'Ottawa passer une semaine en Islande. "On a pensé que ce serait désopilant et ça l'est !", dit-elle avant d'éclater de rire.

Ici, pas de silence policé, les visiteurs observent les curiosités exposées avec un sourire en coin et commentent abondamment leurs découvertes parmi les 286 spécimens biologiques exposés.

"Certains, parmi ceux des animaux, font peur. Je remercie Dieu d'être une femme, humaine", confie Kim, qui n'a pas donné son nom de famille.

Ouvert en 1997 avec 63 pièces par Sigurdur Hjartarson, historien et collectionneur de pénis depuis les années 70, le musée est aujourd'hui dirigé par son fils, Hjortur Sigurdsson.

"Tout a commencé comme une blague", se souvient ce dernier. "Mon père, ça l'amusait de collectionner ça, faire quelque chose que personne n'avait fait avant".

"C'est vrai que c'est un peu tabou, surtout l'organe humain, mais il suffit de dire pénis et les gens sont intéressés", dit-il malicieusement, sûr du magnétisme exercé par son institution, unique au monde.

 

AFP/VNA/CVN

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