09/10/2016 15:12
Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite, se dit "prêt à ouvrir le débat sur le port des signes religieux ostensibles dans les services publics", dans une interview au JDD où il juge ce débat "pas organisé" jusqu'alors.
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Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite, à Cournon-d'Auvergne, le 6 octobre 2016. Photo : AFP/VNA/CVN

À la question de savoir s'il faut "interdire le voile, hors de l'école", le député LR de l'Eure et ancien ministre répond: "Je suis prêt à ouvrir ce débat sur le port des signes religieux ostensibles dans les services publics, que ce soit les hôpitaux, les préfectures ou les universités".

La France a été la première en Europe à interdire le voile intégral, burqa ou niqab, dans tout l'espace public, en 2010. Le voile à l'école est lui prohibé depuis 2004.

"Quand on voit des femmes se promener en niqab dans des communes de France, cela heurte la décence commune. Parlons-en", poursuit-il. Le port de la burqa (ou niqab) doit passer "d’une simple contravention à un délit" et la récidive être plus durement sanctionnée, selon lui.

Pour M. Le Maire, il n'y a jusqu'alors qu'"une suite de critiques et de remarques, mais il n’y a pas de débat organisé" sur ces sujets.

Comme on lui oppose qu'Alain Juppé met en garde contre un risque de  guerre civile, à force de stigmatiser les musulmans, M. Le Maire objecte que c'est "en ne voulant pas voir les difficultés et en ne combattant pas l’islam politique qu’on risque d’aller vers des difficultés sérieuses dans la société française".

Convaincu que "l’islam politique gangrène la France depuis des années", il rappelle notamment ses propositions de "rassembler tous les textes qui existent – lois, règlements, jurisprudences – pour publier un code de la laïcité" clarifiant règles et sanctions, ou d'organiser différemment l’islam de France, actuellement "sous influence des puissances étrangères", avec par exemple "un référent laïcité" dans chaque préfecture.

Nicolas Sarkozy a plaidé mercredi pour "l'application de la même règle pour tout le monde: pas de voile, pas de burkini, pas d'horaires dans les piscines, et l'égalité stricte entre l'homme et la femme".

Gérald Darmanin, coordinateur de sa campagne pour la primaire, a assuré vendredi que l'ancien président de la République n'envisageait pas d'interdire le port du voile "dans la rue", comme ces propos avaient pu le laisser penser à certains.

AFP/VNA/CVN
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