21/03/2017 16:33
La candidate de l'extrême droite à la présidentielle française, Marine Le Pen, donnée qualifiée au second tour, a concentré les critiques du centriste Emmanuel Macron et de ses trois autres concurrents lors d'un débat clé à un mois du premier tour.

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De gauche à droite : Francois Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Benoit Hamon.
Photo : AFP/VNA/CVN


Dans la campagne d'élection présidentielle scrutée à l'étranger où l'enjeu majeur porte sur la capacité de l'extrême droite à conquérir le pouvoir, après la victoire aux États-Unis du populiste Donald Trump et le Brexit, la chef du Front national a été attaquée lundi soir 20 mars sur ses positions assumées sur l'immigration, la sécurité ou la sortie de l'euro.

Seule femme en lice, elle a appelé les Français à sortir de l'Union européenne "qui nous brime et nous cadenasse" et dénoncé "la mondialisation sauvage".

Ce débat pugnace sur la chaîne privée TF1 entre les cinq principaux candidats a marqué le véritable lancement d'une campagne jusqu'à présent dominée par l'inculpation du conservateur François Fillon dans une affaire d'emplois présumés fictifs, qui l'a fait chuter de favori à la troisième place.

Désormais présenté comme le mieux placé pour battre Marine Le Pen, 48 ans,
au second tour le 7 mai, Emmanuel Macron, 39 ans, a accusé sa rivale de chercher "à diviser la société".

Selon les sondages, les deux frères ennemis de la gauche, le représentant de l'aile radicale Jean-Luc Mélenchon, 65 ans, et le socialiste Benoît Hamon, 49 ans, ferment le ban des principaux candidats. En dépit de meetings réussis ce week-end, les deux hommes peinent à faire décoller leur campagne.

Alors que la candidate d'extrême droite venait d'évoquer dans les débats sa volonté de construire "40.000 places de prison" supplémentaires, François Fillon a estimé qu'il s'agissait de "promesses qui ne seront pas mises en œuvre".

Dans un pays frappé par une vague d'attentats jihadistes sans précédent en 2015 et 2016, l'attaque d'une patrouille militaire par un délinquant se disant prêt à "mourir" au nom d'Allah a ravivé les craintes sur la sécurité. De récents faits divers, comme la fusillade dans un lycée du Sud-Est la semaine dernière, ont aussi alimenté le débat sécuritaire.

Sur le plan économique, la chef de file de l'extrême droite s'est également fait étriller sur son projet de sortie de l'euro.

"Le vrai serial killer du pouvoir d'achat, c'est Mme Le Pen avec la sortie de la zone euro", a lâché François Fillon. "Tous ceux qui voulaient le Brexit se sont carapatés et n'ont pas voulu être au pouvoir", a renchéri M. Macron, partisan d'"une France forte dans une Europe forte".

AFP/VNA/CVN

   

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