18/11/2016 16:37
Un public enthousiaste a salué debout les danseurs et chanteurs pour la première jeudi soir de 42nd Street, dernière comédie musicale créée par le Théâtre du Châtelet avant sa fermeture en mars pour 30 mois de travaux.

>>Jean-Luc Choplin quitte le Théâtre du Châtelet à la fin de la saison
 

Les danseurs de la comédie musicale "42nd Street" lors d'une répétition au Théâtre du Châtelet, le 15 novembre 2016 à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN


Décors rutilants, costumes à paillettes et numéros de claquettes virtuoses ont fait de cette ultime incursion du Châtelet sur les terres de Broadway un feu d'artifice.

42nd Street, adapté à la scène en 1980 à New York à partir d'un film culte outre atlantique de 1933, est emblématique pour ses "taps", ses numéros de claquettes éblouissants.

Pour sa dernière production parisienne, le directeur du Châtelet Jean-Luc Choplin, qui part à la retraite à la fin de l'année, a confié la chorégraphie à un as des claquettes, le Britannique Stephen Mear, déjà aux manettes pour Singin' in the rain en 2015.

Le résultat donne tout simplement envie de danser : "Les claquettes ont ceci de spécial qu'elle rendent joyeux, c'est le meilleur antidote à la morosité", souligne Stephen Mear.

"Il ne faut pas oublier que le film est sorti en 1933, juste après la grande dépression : c'est ce qui explique son succès, c'était du pur divertissement", ajoute-t-il.


42nd Street, l'avenue new-yorkaise qui débouche sur Times Square, était alors le cœur battant des théâtres et des revues musicales. Le spectacle est une plongée dans les coulisses de la création d'un show, un "backstage musical" - on dirait aujourd'hui un "making of".

Le genre est un grand classique, dont le dernier avatar est sans doute le film The artist de Michel Hazanavicius. La doublure, jeune et talentueuse, finit par surpasser la star défaillante au dernier moment et devient une vedette.


42nd Street est comme The artist avec le cinéma muet, un hommage à un genre disparu : la grande revue américaine à paillettes, alignant ses "girls " et son "chorus line" sur le plateau dans un ordre parfait.

Mais le spectacle est aussi traversé par les angoisses de la dépression de 1929 : si le show devait fermer, il mettrait sur le carreau des dizaines de danseurs sans le sou, et une scène montre des gosses récupérant quelques piecettes à travers la grille d'une bouche d'égouts.

Les numéros dansés - avec pas moins de 46 interprètes en comptant les doublures - et les voix (notamment la voix sensuelle de la "star" sur le déclin, interprétée par Ria Jones) sont au diapason d'une production qui vient couronner dix ans de réhabilitation en France de la comédie musicale en VO, impulsée par Jean-Luc Choplin.

Le directeur du Châtelet, qui va assurer la programmation du nouveau pôle culturel de l'Ile Seguin (la Seine Musicale) peut même se targuer d'avoir co-produit une comédie musicale avec Broadway, An American in Paris.

 

AFP/VNA/CVN

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