28/11/2016 08:44
Faute de financement au niveau international, les médicaments antirétroviraux (ARV) ne seront plus distribués gratuitement. Pour aider les malades, les dépenses seront remboursées par l’assurance santé. Et pourtant, peu d’entre eux sont titulaires d’une carte d’assurance, par manque d’argent mais aussi par peur d’être rejetés par la société.

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Les séropositifs sont encouragés à acheter l'assurance santé.
Photo : Duong Ngoc/VNA/CVN


Selon les estimations, la distribution gratuite des médicaments ARV a contribué à baisser près de 150.000 cas mortels pendant la période 2001-2015. Ces médicaments ont également diminué les risques de transmission du VIH. Actuellement, le Vietnam compte environ 100.000 séropositifs, dont 40% sont traités avec des médicaments ARV. Mais avec une prochaine diminution du soutien financier international, les patients vont devoir bientôt financer leurs soins.

Pour palier au problème, le traitement antirétroviral sera remboursé par l’assurance santé, a annoncé Hoàng Dinh Canh, directeur adjoint du Département de la prévention et de la lutte contre le Sida du ministère de la Santé. Aujourd’hui, peu de séropositifs ont accès au service. Le département a décidé de recenser le nombre de patients titulaires de la carte d’assurance santé, avec pour optique de trouver des solutions adéquates pour favoriser le traitement par les médicaments ARV.

«Lors de nos missions dans les provinces comme An Giang, Dông Thap (Sud), Thanh Hoa (Centre), Hai Duong (Nord), nous constatons que de nombreux séropositifs se montrent inquiets face à la pénurie de financements internationaux», a souligné Hoàng Dinh Canh. Et d’ajouter que plusieurs d’entre eux ont affirmé vouloir arrêter la prise des médicaments quand ils deviendront payants. «Ils n’ont pas d’argent», a affirmé le directeur adjoint. 

Pourquoi autant de malades n’ont pas de carte d’assurance santé ? Selon la nouvelle réglementation, elle est vendue sous la forme d’une offre combinée pour tous les membres de la famille. Faute d’argent, ils doivent renoncer à ce service. En réalité, même les personnes assurées n’osent pas faire les démarches par peur de discrimination, et préfèrent cacher leur maladie et leur identité en payant directement de leur poche.

Pour que 100% des porteurs du VIH deviennent propriétaires des cartes d’assurance santé, les cadres du Centre de la prévention et de la lutte contre le Sida de la province de Dông Thap les ont encouragés à s’y inscrire. Pourtant, seuls 35% d’entre eux l’ont fait. Face à cette situation, le Service provincial de la santé a proposé au Comité populaire provincial la solution de réviser la liste des personnes n’ayant pas de carte d’assurance santé pour déterminer les mesures concrètes. Le Service provincial a également suggéré que ces personnes puissent acheter les cartes d’assurance santé de manière individuelle.

Pour sa part, Nguyên Thê Anh, directeur adjoint du Centre de la prévention et de la lutte contre le VIH/Sida de la province de Hai Duong a avancé la solution de remettre en mains propres les cartes d’assurance santé aux séropositifs, leur permettant de cacher au minimum leur identité. Il a également souligné que le gouvernement subventionnerait la souscription à l’assurance santé en faveur de tous les séropositifs.

Vân Anh/CVN

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