16/02/2017 16:21
Le gouverneur chrétien de Jakarta, jugé pour insulte à l'islam et candidat à sa réélection mercredi 15 février en Indonésie, est arrivé légèrement en tête et devra affronter un candidat musulman lors d'un second tour qui s'annonce difficile pour lui.
>>Gouverneur de Jakarta : scrutin test pour la tolérance religieuse

Le gouverneur chrétien sortant Basuki Tjahaja Purnama, s'adresse aux médias après avoir voté, le 15 février à Jakarta, en Indonésie. Photo : AFP/VNA/CVN

Cette élection est un test pour la tolérance religieuse dans le plus grand pays musulman du monde, à l'issue d'une campagne tendue, marquée par de vives critiques contre le gouverneur sortant, Basuki Tjahaja Purnama, issu d'une double minorité, chrétienne et chinoise.

M. Purnama, surnommé Ahok, recueillerait environ 43%, devant l'ancien ministre de l'Éducation, Anies Baswedan, crédité de 39%, et Agus Yudhoyono avec quelque 17%, selon de premières estimations réalisées à partir du comptage de bulletins de vote par des instituts de sondage.

Les résultats officiels ne seront publiés qu'à la fin mars, mais ces estimations sont habituellement fiables et donnent une claire indication sur l'issue du second tour, le 19 avril, qui devrait profiter au candidat musulman.

"Que Dieu soit loué", a déclaré M. Baswedan en découvrant les estimations le plaçant en très bonne position pour remporter le scrutin. Mais Ahok a fait savoir, lui, qu'il était prêt à se battre et que ce n'était "pas terminé".

L'ex-ministre de l'Éducation devrait bénéficier d'un bon report de voix du troisième candidat, lui aussi musulman, selon l'analyste Tobias Basuki soulignant le bon score de M. Baswedan.

"À ce stade, ce sera un miracle si Ahok l'emporte", a déclaré l'analyste du Centre pour les études stratégiques et internationales.

Premier gouverneur non musulman depuis un demi-siècle et premier issu de la minorité chinoise, Ahok avait accédé automatiquement aux fonctions de gouverneur en 2014, après l'élection à la présidence de son prédécesseur Joko Widodo, surnommé Jokowi, dont il était alors l'adjoint.

Cette homme de 50 ans est devenu un gouverneur populaire à la faveur de sa détermination à lutter contre la corruption, très répandue dans la fonction publique, et à entreprendre des réformes dans la métropole engorgée et désorganisée.
 
AFP/VNA/CVN
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