24/11/2016 10:20
Le président élu des États-Unis Donald Trump a insufflé une dose de diversité dans son équipe en cours de formation en nommant le 23 novembre au poste d'ambassadrice à l'ONU, Nikki Haley, une jeune gouverneure d'origine indienne, et une autre femme, Betsy DeVos, à l'Éducation.
>>Trump ne va pas faire ouvrir une enquête sur Hillary Clinton
>>Séminaire sur la politique diplomatique de Donald Trump et ses effets
>>Trump retirera les États-Unis du TPP dès son premier jour de mandat

La gouverneur républicaine de Caroline du Sud, Nikki Haley, nommée ambassadrice à l'ONU, le 18 novembre à Washington lors de la Convention nationale des avocats. Photo : AFP/VNA/CVN

Le magnat de l'immobilier pourrait aussi annoncer la nomination de son ancien rival de la primaire républicaine Ben Carson, un Noir, au poste de ministre du Logement.

En nommant Nikki Haley, gouverneure républicaine de Caroline du Sud, M. Trump semble vouloir élargir sa base. Elle l'avait critiqué avec virulence lors des primaires et pris position pour l'un de ses rivaux, Marco Rubio.

Aux États-Unis, l'ambassadeur à l'ONU -poste occupé depuis 2013 par Samantha Power- est membre de l'administration et donc l'un des principaux collaborateurs du président.

Nikki Haley, 44 ans, est la plus jeune gouverneure du pays. Le nom de cette femme issue d'une famille sikh avait aussi été cité comme possible secrétaire d'État.

Elle n'a pas d'expérience en matière de questions internationales, mais est "une négociatrice reconnue et nous avons l'intention de négocier plein d'accords", a assuré le président élu dans un communiqué.

Mme Haley, dont la nomination devra être approuvée par le Sénat, sera chargée à l'ONU de suivre notamment les crises en Syrie et en Ukraine, des dossiers sur lesquels Donald Trump a affirmé vouloir davantage de coopération avec la Russie.

L'ambassadeur britannique Matthew Rycroft l'a félicitée pour sa nomination et espère "travailler étroitement avec elle". "Nous sommes assis littéralement côte à côte au Conseil de sécurité, et nous continuerons à nous serrer les coudes", a dit le représentant de Londres, qui dispose comme Washington d'un droit de veto en tant que membre permanent du Conseil.
 
"Supprimer la bureaucratie"

Donald Trump n'avait nommé jusqu'à présent dans son équipe que des hommes blancs relativement âgés. La plupart d'entre eux sont des responsables très marqués à droite, adeptes d'une ligne dure sur des questions telles que l'immigration ou la lutte contre le fondamentalisme islamiste.

Betsy DeVos, aux côtés de Donald Trump le 18 novembre, a été nommée à l'Éducation. Photo : AFP/VNA/CVN

Parmi eux, Jeff Sessions, ministre de la Justice, l'ex-général Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale, et le très controversé Steve Bannon, conseiller en stratégie et personnalité classée à l'extrême droite.

Le 23 novembre, Donald Trump a aussi nommé la femme d'affaires milliardaire et philanthrope Betsy DeVos, 58 ans, comme ministre de l'Éducation. "Sous sa direction, nous allons réformer le système scolaire américain et supprimer la bureaucratie qui handicape nos enfants, afin que nous puissions offrir une éducation et un choix d'écoles de niveau mondial à toutes les familles", a déclaré le président élu.

La nomination de Ben Carson au Logement devrait être annoncée "prochainement", a lui-même indiqué le neurochirurgien à la retraite sur sa page Facebook.

"Après de sérieuses discussions avec l'équipe de transition Trump je pense pouvoir apporter une grosse contribution, notamment pour rendre nos centres villes attractifs pour tout le monde", a-t-il affirmé.

Ben Carson comme Betsy DeVos appartiennent à l'aile chrétienne traditionaliste et conservatrice du parti républicain.

AFP/VNA/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Le programme REG 100 renforce la qualité des resources humaines