29/01/2017 08:16
Faisan-empereur, canard mandarin, poulet-favorite du roi...De bien beaux noms d’oiseaux, que certains, fortunés, offrent comme cadeaux luxueux à l’occasion du Têt. Découverte.
>>Le vénérable Ochrocarpos de Bên Tre

La faisan-empereur. Photo : VCV/CVN
Faisan-empereur

Il est appelé faisan-empereur (en vietnamien trĩ hoàng đế), parce qu’il a une allure majestueuse - comme la plupart des faisans d’ailleurs. Il est aussi connu sous le nom de faisan vénéré (Syrmaticus reevesii). Il vit à l’état sauvage en Chine, où il est menacé par la destruction de son habitat. Il est élevé un peu partout dans le monde comme oiseau d’agrément.

Au Vietnam, cette espèce de faisan est  appréciée non seulement pour sa beauté, mais aussi pour ce qu’elle est censée apporter à son propriétaire. Un bel oiseau, de 5-6 kg et mesurant parfois 2 m de long (avec les rectrices), apporterait, paraît-il, richesse, prospérité et chance. Et sa chair est savoureuse, ce qui n’est pas le moindre de ses attraits.

Malgré le prix élevé,  beaucoup de personnes, pour la plupart fortunées,  achètent un couple, pour eux-mêmes ou pour offrir à des proches, et ce notamment à l’occasion du Têt traditionnel (Nouvel An lunaire). La tradition veut en effet qu’ils se vendent par couple, pour 20-30 millions de dôngs. 

«Le faisan-empereur était autrefois un cadeau réservé au roi. Il finissait soit dans la ménagerie royale, soit dans la rôtissoire. Sa viande est délicieuse et réputée comme tonifiante, comme les nids de salangane ou la nageoire de requin...», explique Van Ban, un oiseleur.

Selon lui, d’un point de vue strictement esthétique, le faisan-empereur l’emporte sur le faisan de Colchide ou le faisan vert japonais. Avec un sourire satisfaisant, il révèle : «Et croyez-vous qu’ils apportent aussi de bonnes choses à l’éleveur ? Eh bien oui, je peux dire que tout va bien dans ma vie depuis que j’ai ce couple  à la maison !».

L’élevage n’est pas aisé. Sauvages de nature, ces oiseaux ont du mal à s’acclimater dans un espace réduit où ils se montrent plus sensibles  aux maladies. «C’est un hobby onéreux», conclut l’éleveur expérimenté.

Canard mandarin

À l’approche du Têt traditionnel, le canard mandarin (Aix galericulata) est aussi une volaille des plus  recherchées.  Symbole de fidélité conjugale, il attire les nouveaux riches qui le considèrent comme un objet de luxe voire un symbole de richesse.

Deux canards mandarins, mâle et femelle. Photo : YTB/CVN

Le canard mandarin pèse un demi-kilo, pour une envergure de 65-75 cm. Il vit à l’état sauvage en Chine, et les couples sont fidèles à vie. Il vole très bien et passe l’hiver au Sud de la Chine. «Après la période de reproduction, vers la fin du printemps, il mue et perd sa livrée chatoyante pour prendre une apparence proche de la femelle», révèle Trân Nhu Giap, propriétaire d’une ferme de volailles d’agrément en banlieue de Hanoï.

Originaire de Russie orientale et de Chine, le canard mandarin a été introduit au Vietnam il y a quelques années. D’emblée, il a créé une certaine «fièvre» parmi les amateurs d’animaux d’agrément, dont beaucoup sont prêts à débourser jusqu’à
20-25 millions de dôngs pour un couple.

À l’état sauvage, le canard mandarin niche dans des troncs d’arbres creux, à proximité de zones humides. En captivité, grâce aux techniques d’incubation, les canetons éclosent facilement, avec un taux élevé de réussite.  

«Ma ferme a souvent une cinquantaine de têtes. Mais la demande dépasse l’offre. Il faut passer commande !», avertit M. Giap.  

Poulet-favorite du roi

Le poulet Quy Phi (Favorite du roi) est, elle aussi, une race de volaille qui fait tourner les têtes. Avec sa prestance naturelle, son plumage noir et sa tête blanche, sa crête rouge hérissée, ses yeux roses... il ravit les amateurs d’animaux d’agrément. Et ce sont ces derniers peut-être qui l’ont appelé Quy Phi, que l’on pourrait traduire par «la favorite du roi».

Des poulets Quy Phi. SVK/CVN

Importée d’Angleterre  il y a peu de temps, le poulet Quy Phi s’est très bien acclimaté au Vietnam. Il est autant apprécié pour son allure que pour sa chair délicieuse. En effet, il y a deux types de poule Quy Phi : d’agrément et de chair. La première coûte cher, de 1,5 à 2,5 millions de dôngs (selon le poids), contre 250.000 - 300.000 dôngs/kilo pour le second.

«La viande de Quy Phi est excellente, similaire à celle du poulet Dông Tao (variété très appréciée des gourmets - NDLR), confie Hung, restaurateur à Hanoï. C’est un cadeau de prestige, et j’ai moi-même acheté un couple pour mes parents et beaux-parents».

Ces dernières années, de plus en plus de cadeaux originaux ont fait leur apparition sur le marché du Têt. Nul doute que ces volailles de luxe sauront se faire une belle place aux côtés des pastèques cubiques ou des melons en forme de lingot d’or, et apporter prospérité et bonheur  pour la nouvelle année à leurs propriétaires.
 
Nghia Dàn/CVN

 
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